Les maires Kirby et Riopel des cantons de Hawkesbury-Est et Champlain avaient à peu près les mêmes priorités à l'esprit lorsqu'ils ont participé au récent congrès de la ROMA (Rural Ontario Municipalities Association): le vieillissement des infrastructures.
Les maires Kirby et Riopel des cantons de Hawkesbury-Est et Champlain avaient à peu près les mêmes priorités à l'esprit lorsqu'ils ont participé au récent congrès de la ROMA (Rural Ontario Municipalities Association): le vieillissement des infrastructures.

ROMA: accueil poli, mais aucune réponse définitive

Cristiana Mandru
EAP
Les priorités des maires de Hawkesbury Est et de Champlain, lors de la conférence de l’Association des municipalités rurales de l’Ontario (ROMA), n’étaient pas trop différentes, les deux municipalités étant confrontées essentiellement au même problème: des infrastructures vieillissantes.

 «Tous les gens que j’ai rencontrés lors de la conférence ROMA ont été très polis et gentils. Ils nous ont tous promis de se pencher sur nos présentations. Malgré cela, on n’a eu aucune réponse définitive», a constaté Robert Kirby, au sujet de son voyage de trois jours il y a quelques semaines à Toronto.

M. Kirby a rencontré la ministre des Transports, Caroline Mulroney, pour le projet d’élargissement à quatre voies de la route de comté 17/174 entre Rockland et Orléans, une priorité qui remonte aux années 1990. L’aménagement du lien routier avait été planifié dans les moindres détails et le budget approuvé pour l'amélioration de la route à deux reprises, en 1992 et en 2019. Cependant, les changements de gouvernement, qui ont coïncidé avec l’allocation de ces fonds, a tourné au fiasco pour ce projet si important pour les municipalités affectées. 

M. Kirby a aussi rencontré la ministre de la Santé, Christine Elliott, au sujet des problématiques du service ambulancier dans la municipalité de Hawkesbury Est. Finalement, il a vu le ministre de l'Énergie, du Développement du Nord et des Mines, Greg Rickford, afin de discuter de l’approvisionnement en gaz naturel et en électricité.   

Pour le moment, il n’y a pas encore de Plan B dans la Municipalité de Hawkesbury Est, juste au cas où. «Cependant, on a eu de bonnes discussions et ils ont promis de nous revenir avec des réponses», a conclu M. Kirby. 

Champlain

L’expérience a été essentiellement la même pour Normand Riopel, maire de Champlain. «On espère que les ministères ont bien entendu nos demandes et qu’ils vont nous aider. D’après le discours de M. Ford lors du ROMA, il a promis qu’il aiderait les petites municipalités rurales. On fait donc partie de 335 municipalités qui sont affectées par des infrastructures plus âgées», a-t-il ajouté. 

M. Riopel a expliqué qu’il participe à la conférence ROMA tous les ans, sans cesser d’espérer et afin de s’assurer que «les ministres viennent à bout de reconnaitre mon visage et de savoir de quelle région on vient et pour essayer de demander le plus d’aide possible à la province. On demande au gouvernement conservateur de l’Ontario de faire avancer les petites municipalités rurales.»  

Champlain, comme de nombreuses autres municipalités rurales de la région, possède des infrastructures vieillissantes. Une priorité pour Champlain est la réparation de l’aréna de Vankleek Hill. Certaines infrastructures à L’Orignal exigent également qu’on s’y attarde, a fait valoir M. Riopel. 

Les eaux, les égouts, la tuyauterie et l’installation d’un ponceau pour éviter un mélange de l’eau pluviale avec les eaux usées se veut également une priorité importante pour l’administration Riopel. Des problèmes surviennent souvent lorsqu’il y a des précipitations abondantes, des problèmes que veut éviter le maire. «On a une conscience environnementale et on demande de l’aide pour améliorer cette situation des eaux usées.» 

Les chiffres ont été gardés bien modestes, afin de ne pas effrayer un investissement tant attendu dans la municipalité. «On a parlé de deux-millions de dollars pour chaque priorité, pour un total de quatre-millions de dollars. Ce n’est pas le maximum qu’on demande pour ce genre de travaux majeurs.»  

Les deux municipalités n’ont pas de revenus comme les villes de Mississauga, Toronto ou Ottawa, qui disposent de millions et même de milliards en revenus, a fait valoir M. Riopel. «Pour eux, un demi-million ou même un million de dollars de subvention, ce n’est rien, tandis que pour nous autres, un million ou 500 000$, ça nous permet d’avancer dans nos projets. Ça nous met sur la carte!», a-t-il conclu.