Malgré la crise de la COVID-19, les banques alimentaires de Prescott-Russell continuent de servir les familles dans le besoin. Mais le manque de dons suite aux fermetures des commerces et les pertes d’emplois peuvent déclencher une pénurie des stocks de ces organismes
Malgré la crise de la COVID-19, les banques alimentaires de Prescott-Russell continuent de servir les familles dans le besoin. Mais le manque de dons suite aux fermetures des commerces et les pertes d’emplois peuvent déclencher une pénurie des stocks de ces organismes

Les banques alimentaires font face à la COVID-19.

Crise de COVID-19 ou non les banques alimentaires de Prescott-Russell continuent leur travail, mais ils s’attendent à une augmentation de la demande dans les semaines à venir.

« Nos étagères se vident doucement, mais on s’attend à une augmentation des appels dès  la semaine prochaine suite aux mises à pied dans les différents secteurs économiques de la région». C’est ainsi que le président de la banque alimentaire Bons Voisins d’Embrun Jean François Gignac résume la situation actuelle.

Cet organisme comme tous les autres offrants des aides alimentaires dans la région de Prescott-Russell s’apprête, à vivre des semaines d’achalandages massifs et cela suite à la crise de la COVID-19 qui frappe de plein fouet l’économie de la province et de la région.

Crise de dons?

Il faut dire que les banques alimentaires demeurent ouvertes, puisqu’elles sont considérées comme des services essentielles, mais la déclaration de l’état d’urgence par la province et les recommandations des autorités sanitaires impactent indirectement les stockes et les dons de ces organismes.

« Pour le moment rien d’alarmant, le nombre d’appels est plus haut que d’habitudes, mais on a un œil sur la situation » explique M.Gignac. En effet, la banque alimentaire d’Embrun tient le coup, et continue à servir la communauté, malgré l’évolution rapide de la situation.

Cette  banque, qui nourrit plus de 3000 bouches par année, résiste grâce aux dons accumulés durant la période des fêtes de Noel, mais tout présage une prochaine pénurie. «Nous avons tenu une réunion d’urgence pour évaluer l’état de nos stocks, mais notre crainte est l’augmentation de la demande après les pertes d’emplois dans la région» indique Jean François Gignac.

La crise de COVID-19, a laissé bon nombre de famille dans une situation précaire, mais aussi à toucher certains commerces, qui étaient les premiers contributeurs de ces organismes. Cette situation, accentue la pression sur l’organisme pour trouver d’autres moyens de remplir ses stocks.

Demande en augmentation.

Diane Perrault de la banque alimentaire Casselman Crysler Saint Albert, confirme cette donnée et explique que depuis une semaine elle constate une augmentation légère des appels sur le répondeur de son organisme. «Malheureusement, nos services seront plus sollicités dans les semaines à venir, nous sommes conscients de cela » souligne-t-elle.

La responsable bénévole, craint l'impact de la pandémie sur l'économie, avec le risque que le nombre de personnes en situation précaire augmente. Mme Perreault,  dit en voir déjà les prémisses. «On essaye de répondre à tous et au même temps nous surveillons nos stocks, hier nous avons reçu dix appels, ce qui est un grand nombre en temps normal»

Les bénévoles de la banque alimentaire Bons Voisins d'Embrun continuent leur travail pour aider les familles dans le besoin

Solidarité malgré la crise.

Les banques alimentaires qui ne bénéficient d’aucune aide de l’État, demeurent dépendantes des dons et la générosité de la communauté. À cet effet, M.Gignac président de la banque alimentaire d’Embrun est confient, et constate que malgré ces temps de crise, la communauté reste attentive aux besoins de son organisme. Cette attention particulière est traduite sur le terrain par le bénévolat, qui fait surprenant, n’a pas baissé, au contraire, les demandes sont en nette évolution. «On n’a pas une pénurie dans les bénévoles au contraire, les gens de la communauté proposent toujours leur aide» ajoute M.Gignac. Même constat pour la banque alimentaire de Casselman, qui ne manque pas pour l’instant de mains.

 

Les banques alimentaires s'adaptent.

Cette crise sanitaire sans précédent pousse ces organismes sociaux, de nature, à s’adapter aux mesures de distanciation sociales. «Nous avons envoyé une note à tous les bénévoles les priants à appliquer les règles de sécurité et de ne pas se déplacer s'ils ont effectué un voyage dernièrement» rétorque le président de la banque alimentaire d’Embrun, «On a dû  s’adapter dans notre travail quotidien, on porte des masques, des gants et les bénévoles qui ne sont que cinq maximum, gardent la distance de sécurité d’un mètre ».

D’autres changements sont perçus dans la manière de servir les citoyens. «Avant les familles avaient l’habitude d’entrer dans la banque pour récupérer leurs boîtes, aujourd’hui ce n’est plus possible, aussi le comptoir des produits n’est plus accessible aux familles» indique M.Gignac.

Bien évidemment ces mesures découlent de la prévention contre la propagation de la COVID-19, mais aussi pour assurer un milieu de travail sécuritaire pour les bénévoles et les familles. «Nous prenons les précautions nécessaires pour continuer à servir les familles» affirme, Diane Perrault de la banque alimentaire de Casselman Crysler Saint Albert.  

COVID-19

Le nombre de cas confirmés est en baisse partout au Québec. Lundi, le 8 juin, la Santé publique a consigné huit décès à l’échelle du Québec. Cette tendance s’observe aussi dans les Laurentides. À quoi ressemble donc la situation dans Argenteuil?