Le dépotoir illégal de Saint-Eugène est toujours là

Un dépotoir dont personne ne veut, près de Saint-Eugène, ne montre aucun signe de disparaitre prochainement.

« Rien n’a encore été nettoyé, a expliqué le maire de Hawkesbury Est, Robert Kirby. Voilà où nous en sommes actuellement. »« Rien n’a encore été nettoyé, a expliqué le maire de Hawkesbury Est, Robert Kirby. Voilà où nous en sommes actuellement. »

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Saint-Eugène’s unwanted dump site still here

Une fine couche de neige recouvre maintenant les monticules de déchets, qui se trouvent derrière un écran partiel formé d'arbres sur la route de comté 14, à cinq minutes au sud du bureau municipal. Il y a plus d'un an, François Charlebois, un futur promoteur commercial d'usine de recyclage, a commencé à y entreposer des débris de construction, des palettes de bois et d'autres articles sur le site, sans avoir obtenu au préalable un permis de recyclage au ministère de l'Environnement de l'Ontario ou une approbation du canton pour son projet.

M. Charlebois a déposé sa demande de permis de recyclage plus tôt cette année auprès du ministère, mais elle a été rejetée après une inspection des lieux. Le ministère lui a ordonné de nettoyer le site, tout en lui donnant un délai supplémentaire pour l'examen de son dossier.

Mais même si le ministère revient sur sa décision et accorde le permis à M. Charlebois, il ne pourra peut-être pas aller de l'avant. La propriété appartenait à Sayed Abdullah Ahmad de Toronto, qui était le partenaire de M. Charlebois dans ce projet. Le canton a saisi le terrain plus tôt cette année pour non-paiement des taxes. M. Ahmad a indiqué qu'il n'avait pas l'intention de payer.

Hawkesbury-Est pourrait conserver la propriété plutôt que de l'offrir en vente à quiconque est prêt à acquitter les taxes impayées. Les vestiges d'un mur d'escalade et d'autres installations existent encore à une extrémité du site. Il s'agissait d'un centre d'entrainement militaire pendant l'une des deux guerres mondiales.

Le maire Kirby a noté que la municipalité peut déclarer une partie ou la totalité du terrain comme site patrimonial local, une fois que le personnel aura eu l'occasion de faire des recherches sur l'histoire de son utilisation comme camp d'entrainement militaire.

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