Dossier Mine Miller: Canada Carbon réplique

L’entente hors cours survenue entre Grenville-sur-la-Rouge et la société minière Canada Carbon a suscité de vives réactions. À commencer chez cette dernière.  

«C’est évident qu’on ne nous croit pas sur parole! a affirmé Pierre Bouchard, porte-parole de Canada Carbon (CCB). C’est pour ça qu’on réclame des rencontres systématiques avec la population sur chacun de ces points.»

CCB entend ainsi répondre aux nombreux détracteurs et opposants du projet Miller, à Grenville-sur-la-Rouge (GSLR), qui répandent, selon elle, «de nombreuses faussetés et imprécisions». L’entreprise se plaint de ne pas se sentir entendue par les médias. «C’est deux poids, deux mesures! a lancé M. Bouchard. On a trois études d’experts sur notre site qui montrent qu’il n’y a pas de risque pour la nappe phréatique, mais personne n’en parle!»


Veine riche, mais courte
Au-delà de la carrière de marbre, la mine à ciel ouvert cible un gisement de graphite d’une grande pureté. «À 99%, c’est peut-être le plus pur du monde, a affirmé Pierre Bouchard. Tous les mois, nous recevons des offres d’achat de sociétés du monde entier!» Le graphite serait concentré dans un territoire restreint, selon CCB. «C’est une très petite mine. Sa durée de vie est de 11 ans.» M. Bouchard indique qu’un plan préliminaire de restauration évalué à un million de dollars se trouve déjà sur le site Web de CCB.
L’entreprise juge irresponsable le discours alarmiste et l’hyperbole de certains activistes qui brandissent, selon elle, des craintes non fondées. «Toutes les questions relatives à la poussière et au bruit sont encadrées par une règlementation très stricte. Sans le respect de ces règlements, Canada Carbon n’obtiendra jamais de permis.»

Le graphique ci-dessus montre les concessions accordées à Canada Carbon, ainsi que l’emplacement de la mine Miller. La société minière précise que celle-ci sera très petite, «l’équivalent de deux terrains de football».

Privée de consultations publiques

Par ailleurs, la société minière dit vouloir reprendre le processus de consultations auprès des résidents de GSLR, avertissant toutefois que CCB «embauchera un médiateur et enregistrera en audiovisuel toutes les consultations, pour avoir des preuves en cas de tentatives de sabotage».

CCB voit ainsi la notion d’acceptabilité sociale. «On examine les impacts connus et soupçonnés, on demande des avis d'experts, on regarde les solutions pour éliminer ou atténuer les impacts sur l'environnement et la population. Après ce processus d'analyse complet, les gens peuvent avoir une bonne idée du projet et décider d'aller de l'avant avec une mine ou pas.»

Entente et discussions

Pierre Bouchard souligne par ailleurs certains points de l’entente hors cour, par laquelle CCB abandonne sa poursuite de 96 millions de dollars. On y lit que «GSLR s’engage à traiter, en conformité avec son règlement de zonage qui était en vigueur au 13 décembre 2016, toute demande de permis ou certificat de CCB à l’égard des aspects de la carrière de marbre du projet Miller qui relèvent de sa compétence.»

L’entente contient bien d’autres points, comme le fait que CCB s’engage à demander que le projet Miller soit soumis au BAPE, et à collaborer à la réalisation d’études requises par la municipalité. Ce que le document ne dit pas, par contre, ce sont toutes les possibles discussions derrière chacun de ses points.


Work continues on the Ecolomondo project, a “green” addition to Hawkesbury’s industrial sector and the company is optimistic about having its new showpiece recycling facility ready soon.