Le chef-pompier Daniel Gascon
Le chef-pompier Daniel Gascon

Continuité et adaptation chez les pompiers

André Farhat
EAP
L’année 2020 devrait être une année de continuité et de stabilité pour le Service des incendies de Hawkesbury et son chef, Daniel Gascon.

Nommé chef pompier à la fin de 2018, Daniel Gascon n’est toutefois pas une recrue. Pompier depuis 31 ans, dont plusieurs années à titre d’instructeur, il connait la caserne et Hawkesbury par cœur. Cet homme d’expérience, calme et souriant, explique les quelques changements récents ou à venir.

Il y aura d’abord la réception d’une nouvelle autopompe, le camion qui sert à pomper l’eau nécessaire pour combattre les incendies. «C’était déjà prévu. On devait le recevoir en 2019, mais ce sera cette année finalement », a-t-il précisé.

Outre cet important ajout matériel, en remplacement de l’ancienne autopompe, un modèle de 1996, un nouveau pompier, Alexandre Labelle, s’est joint à l’équipe, ainsi qu’Isabelle Séguin, à la réception et aux tâches administratives. Un nouveau poste a aussi été créé, celui de coordonnateur communautaire de la gestion des situations, fonction qu’occupera Marc Lacelles.

Lors d’une situation qui dépasse le cadre des services d’urgence, le coordonnateur communautaire s’assure de fournir à tous les intervenants tout ce dont ils ont besoin. Il peut s’agir de matériel de construction, de barges, de génératrices, etc.

De nouveaux périls

Pour Daniel Gascon, ce poste névralgique est d’autant plus pertinent, compte tenu de l’accroissement de phénomènes liés aux changements climatiques et des situations critiques qu’ils provoquent.

«Il y a de plus en plus d’orages violents, d’inondations et de tornades», a-t-il fait remarquer. Cette réalité exige que les pompiers soient formés pour affronter des situations nouvelles, qui s’accompagnent de risques différents de ceux d’un incendie.

Daniel Gascon souligne qu’à l’instar des avertisseurs de fumée et de monoxyde carbone, «il faut sensibiliser les gens à faire des provisions et des vivres, à avoir des plans d’évacuation» en cas de catastrophes naturelles. Quant aux inondations des dernières années, il estime que la région a été épargnée pour l’instant. «Mais ça peut changer», fait-il valoir.

Une certaine stabilité

Cela dit, le chef pompier nous révèle que le nombre d’appels pour des incendies ou autres situations d’urgence à Hawkesbury ne s’est pas accru en 2019. Il a même diminué avec 294 appels logés. Toutefois, Daniel Gascon insiste sur un fait: «Il faut être préparé. Et les avertisseurs mal entretenus causent encore des décès.»

Une personne avertie en vaut deux!