La randonnée traditionnelle de motoneiges, organisée par la Société agricole de Vankleek Hill, a été remplacée par une compétition amicale de courses d’accélération et un concours de beauté (de motoneiges).
La randonnée traditionnelle de motoneiges, organisée par la Société agricole de Vankleek Hill, a été remplacée par une compétition amicale de courses d’accélération et un concours de beauté (de motoneiges).

Bancs blancs et bécanes d’antan

Le carnaval hivernal de Champlain, à Vankleek Hill, s’est conclu de belle façon dimanche, par le classique Rendez-vous des motoneiges d’époque (VKH Vintage Snowmobile Brunch & Antique Drag Races), modifié cette année en raison des zigzags de Prescott-Russell sur les droits de passage des motoneigistes sur le sentier récréatif.

«J’adore l’odeur des deux-temps le matin!» Ce clin d’œil au personnage du lieutenant Kilgore dans Apocalypse Now! résume bien l’atmosphère au rendez-vous annuel des amateurs de motoneiges d’époque, à Vankleek Hill. L’odeur, mais aussi le bruit strident et puissant des moteurs qui se réchauffent.

La randonnée traditionnelle sur le sentier récréatif a été remplacée par une série de courses d’accélération. «J’adore me promener en motoneige, mais les questions d’assurance, ça nous bloque beaucoup», a affirmé l’organisateur Scott Allen, en pleine planification des courses, une première pour cet évènement. «On a une trentaine de concurrents dans quatre catégories de cylindrées.»
Les courses ont d’ailleurs été très appréciées par les nombreux spectateurs montés sur les bancs de neige qui faisaient office de murets.

Un concours des plus belles motoneiges était aussi organisé, moins pour en couronner une que pour rendre hommage à ceux qui les bichonnent.
En fait, Scott Allen l’admet : «Nous n’avons même pas écrit le nom des vainqueurs des courses ou même décerné de prix de beauté. C’était vraiment une raison pour s’amuser», a-t-il dit, ajoutant que des gens d’aussi loin que Luskville, à 135 km de là, s’étaient déplacés.
Près de 250 déjeuners ont été servis en matinée, dans la grande salle du terrain d’exposition de Vankleek Hill.

L’organisateur Steve Allen, agriculteur et citoyen des plus engagés dans Champlain, se prépare pour son duel.

Un organisateur dévoué
«Il a vanté tout le monde dans son discours, mais le héros, c’est lui», a insisté le maire de Champlain, en parlant justement de Scott Allen. «C’est un excellent leadeur. Il est impliqué dans tout, en plus d’avoir une ferme laitière. Et il est simple, il a les deux pieds sur terre.» D’ailleurs, M. Allen a lui-même participé à la course d’accélération, en plus de voir au bon déroulement de la journée.
De tous les gouts pour tous les âges
Ce rendez-vous annuel est d’abord et avant tout un rassemblement convivial où les amateurs et collectionneurs de motoneiges admirent les engins de chacun, s’échangent des trucs et se racontent des anecdotes. C’est bien sûr l’occasion de voir un éventail vaste et varié de motoneiges. Brian Legroulx, de Glen Norman, avait amené son Raidtrack Playcat 1976. «C’est une véritable bête de trait, on les utilisait dans les champs de pétrole pour tirer de l’équipement.»

Brian Legroulx et son Raidtrack Playcat 1974, qui servait à tirer de l’équipement, notamment dans les champs de pétrole.
Clay McWhirter, avec sa Mark II 1970, de Boa Ski, une défunte compagnie de La Guadeloupe, au Québec. «Ça se conduit comme une planche de surf!»

Clay MacWhirter, un jeune homme de Vankleek Hill, avait un modèle très rare, une Mark II 1970 de Boa Ski, une petite entreprise de La Guadeloupe au Québec. «Ça se conduit comme une planche de surf», a-t-il dit. Comme plusieurs amateurs présents, il adore aussi les autres types de mécanique. «J’aime beaucoup le vieil équipement agricole. C’est un vrai hobby», a-t-il précisé.
Dan McKinley, vice-président du Hawkesbury Flying Club, était venu avec sa petite famille. «C’est un beau prétexte pour sortir les vieux traineaux de la remise. J’essaie de garder mon vieil Élan 1975 de Ski-doo en bonne condition, mais ce n’est pas évident», a-t-il ajouté.

Ce rendez-vous était aussi idéal, couru par les petits comme les grands, comme Dan McKinley, vice-président du Hawkesbury Flying Club, et son jeune garçon.

Les complications concernant les assurances des sentiers publics de Prescott-Russell sont pour l’instant réglées, ce qui signifie que l’an prochain, le rendez-vous pourrait retrouver sa formule habituelle, celle d’une longue randonnée d’une journée. Toutefois, M. Allen garde l’esprit ouvert. «On va peut-être répéter l’expérience ou organiser une autre activité du genre.» À suivre.

COVID-19

Le nombre de cas confirmés est en baisse partout au Québec. Lundi, le 8 juin, la Santé publique a consigné huit décès à l’échelle du Québec. Cette tendance s’observe aussi dans les Laurentides. À quoi ressemble donc la situation dans Argenteuil?