Colère et incompréhension au sujet de l’eau de Casselman

Annie Lafortune
EAP
« Je vous le dis. Si le problème n’est pas réglé, je casserai le contrat que la municipalité de Casselman a avec vous. »

C’est en ces termes que le maire Daniel Lafleur s’est exprimé avant que le représentant de l’Agence ontarienne des eaux, Maurice Benoit, ne s’explique sur le problème de l’eau colorée, lors de la réunion du conseil du 27 aout dernier. Le maire Lafleur n’accepte pas le rapport livré par l’AOE (qui gère l’eau potable de Casselman), en juillet dernier, et dit ne pas avoir hâte de voir le prochain. « Peut-être que je ne l’accepterai pas non plus », a-t-il dit exacerbé.

« Le problème d’eau à Casselman dure depuis plusieurs années, a précisé M. Benoit, et notre mandat est de trouver le problème actuel. C’est la première fois que nous sommes confrontés à cela. Nous n’avons jamais eu ce genre de problème avec d’autres municipalités auparavant. »

M. Benoit explique que l’eau est basse à cause du barrage dans la rivière Nation à Casselman, et que l’eau est stagnante, car elle ne circule pas. « Ce serait parfait s’il n’y avait pas de barrage. Ça solutionnerait une grosse partie du problème. Nous allons nous tourner vers des oxydants plus puissants, mais ça ne sera pas évident, car ces oxydants forment des sous-produits qui sont régularisés par le ministère de l’Environnement. Ces sous-produits peuvent nuire à la santé, contrairement au manganèse qui se trouve actuellement dans l’eau potable de Casselman. »