Étant à la barre d’une ville qui a le vent dans les voiles, Carl Péloquin sollicite un 3e mandat en valorisant son expérience et son leadership.
Étant à la barre d’une ville qui a le vent dans les voiles, Carl Péloquin sollicite un 3e mandat en valorisant son expérience et son leadership.

Un troisième mandat sollicité par Péloquin

Mylène Deschamps
EAP
Au terme de deux mandats à la mairie et d’une présence de plus de 14 années en politique municipale, Carl Péloquin sollicite encore la gouverne de la Ville de Lachute, ville centre de la MRC qui connait un boom économique comme plusieurs municipalités avoisinant la grande région de Montréal.  

Sous le thème «Poursuivons sur notre belle lancée», M. Péloquin se présente à titre d’indépendant et se dit prêt à travailler avec les personnes que la population décidera d’élire. «Avec une ville de la grosseur de Lachute, je ne crois pas que ce soit nécessaire d’avoir une équipe. Il y a des avantages pour les dépenses électorales, mais j’aime beaucoup donner la latitude et l’autonomie aux membres du conseil», évoque M. Péloquin, qui souligne au passage qu’une seule résolution n’a pas été unanime durant le dernier mandat, faisant foi d’une bonne entente au sein du conseil sortant.  

Lors de son point de presse le 27 septembre dernier, M. Péloquin a souligné les avancées de la ville et a parlé de ses principales préoccupations. Tout en ayant fait face aux répercussions d’une tornade en 2017, aux inondations en 2019 et à toute l’organisation autour de la pandémie (2020), la MRC d’Argenteuil aurait traité plus de 64 dossiers en ce qui a trait à des fonds d’urgence covid-19, dont plus de 75% correspondraient à des entreprises de Lachute, ce qui représenterait plus de 1,2 millions de dollars en aide remboursable et non-remboursable. «La Ville de Lachute n’est pas une très grande ville, mais c’est une ville avec tous les services. On a l’institutionnel, des services gourvernementaux, le commerce, l’industriel , du multi-résidentiels. On a de tout et les gens s’attendent à beaucoup de la part des élus. On veut qu’ils soient polyvalents dans tous les domaines. C’est quand même risque de s’aventurer avec quelqu’un qui est sans expérience à la tête du conseil», soutient le maire sortant. 

En date du 4 octobre dernier lors de la dernière séance du conseil, la Ville a émis 53 millions en émission de permis de construction, ce qui surpasse l’année record de 2019 (51 millions). «Nous demandons des plans architecturaux assez strictes pour un développement en harmonie avec les secteurs. L’acceptabilité sociale est très important pour nous», évoque-t-il.  

En tant que président du comité de développement économique de la MRC d’Argenteuil, il croit nécessaire de travailler sur le dossier de la pénurie de main-d’œuvre. Il adhère au projet industriel Synercité, qui favorise une économie circulaire en encourageant une économie locale forte.  Il est très fier de la venue de plusieurs industries, dont le géant Trévi et BeWell Spa, entre autres et des rénovations et construction de la rue principale. 

«Les gens doivent savoir que d’avoir quelqu’un qui est droit et équitable, c’est bénéfique. Et être équitable envers tous les citoyens, ça s’apprend!, avance celui qui a un Bac en administration des affaires. Il faut être capable d’être assez solide pour dire non quand ce n’est pas bon pour l’ensemble des citoyens.»  

Le projet de la bibliothèque, lancée avant son premier mandant en tant que maire, est l’un des projets causant des maux de tête au conseil.  «Nous attendons que le prix des matériaux redescendent», dénote-t-il. 

Carl Péloquin a obtenu deux mandats comme conseiller en 2003 et en 2005.  C’est à 41 ans qu’il a été élu comme maire pour la première fois. Il fait face à Bernard Denis-Bigras qui est à la barre d’une nouvelle équipe, Équipe vision Lachute, qui présente 6 candidats, dont deux conseillers sortants, Hugo Lajoie et Guylaine Cyr-Desforges (élue par acclamation au district 5).