Sophie Brisson est la coordonnatrice du CALACS L'Ancrage. L’organisme est responsable des besoins des six MRC des Laurentides, en matière de services d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel.
Sophie Brisson est la coordonnatrice du CALACS L'Ancrage. L’organisme est responsable des besoins des six MRC des Laurentides, en matière de services d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel.

Subventions augmentées pour le CALACS L’Ancrage des Laurentides

Patrick Hacikyan
EAP
Le fonds d’urgence déployé en 2018 dans le cadre du mouvement #MoiAussi devient récurrent et leur subvention de base est revue à la hausse.

 Dans un contexte où les drames conjugaux défraient fréquemment la chronique, 7 féminicides en 8 semaines laissant 20 orphelins, les Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), soit le CALACS L’Ancrage et L’Élan-CALACS, apprécient la récente augmentation de leur financement, attendu depuis plusieurs années. 

«Nous avons accueilli cette nouvelle avec beaucoup d’enthousiasme et y avons vu un signe que notre société reconnait davantage l’étendue de l’enjeu social que constituent les agressions à caractère sexuel. Cet investissement, le premier de cette ampleur depuis près de 20 ans, permettra une plus grande accessibilité des services et activités destinés aux survivantes, soutiendra le déploiement d’activités de prévention et de sensibilisation», a déclaré Stéphanie Tremblay, agente de liaison au RQCALACS. 

La coordonnatrice du CALACS L'Ancrage, Sophie Brisson, est à la barre de cet organisme qui dessert une population de 530 000 personnes. Cette dernière a signifié que malgré cet accroissement du financement, le montant actuel reçu ne correspond qu’à 50% des besoins. «Certaines femmes vivent des situations qui les rendent plus vulnérables, entre autres celles qui ont un handicap ou encore celles qui sont immigrantes ou réfugiées. On doit adapter nos pratiques afin de rejoindre adéquatement ces femmes et cela demande des efforts constants. Si je peux ajouter un élément aggravant : la région des Laurentides souffre d’un sous financement chronique du réseau de la santé et des services sociaux, ce qui fait que les services de soutien psychologique sont peu accessibles pour un bon nombre de personnes» souligne Mme Gilbert.  

D'ailleurs, des groupes de femmes lancent un appel à la mobilisation citoyenne pour afficher leur solidarité avec les femmes victimes de violence conjugale ainsi que pour demander au gouvernement d'accélérer la mise en œuvre d'actions structurantes pour s'attaquer à cette problématique sociale avec des marches citoyennes qui auront lieu le 2 avril prochain dans plusieurs villes du Québec, dont à 12h30 au parc Lafontaine à Montréal. 

Le CALACS-Laurentides dessert la région des Laurentides et offre de multiples services aux citoyens allant de l’accompagnement des femmes victimes à des activités de sensibilisation et de prévention. Les femmes le désirant ont également accès à différentes formations reliées au fléau des agressions sexuelles, dont des cours d’autodéfense.  

L’organisme offre aussi notamment des services aux proches des personnes victimes d’agressions sexuelles. On les rejoint via le www.calacslancrage.ca ou en téléphonant sans frais au 1 866 867-7791.