La famille Hamel-Brisson
La famille Hamel-Brisson

Passage du sport professionnel au boulot réussi pour Hamel

Benoit Deschamps
EAP
Ayant disputé son dernier match de hockey professionnel à la fin de la saison 2011-2012 dans la ligue américaine de hockey à Adirondack, Denis Hamel respire le bonheur avec sa famille dans l’est ontarien.

Originaire de St-André d’Argenteuil, le hockeyeur qui a disputé 192 parties dans le circuit Bettman, principalement avec les Sabres de Buffalo et les Sénateurs d’Ottawa, et qui aussi marqué plus de 300 buts dans la ligue américaine ne s’ennuie pas depuis la fin de sa longue carrière en Amérique du Nord. Élevé sur la ferme familiale, ce travailleur acharné ne compte pas les heures avec les différents projets qu’il mène actuellement. Que ce soit au travers son entreprise de rénovation résidentielle, la récolte des foins et de l’eau d’érable sur sa terre agricole ou le suivi de son dernier investissement avec les Olympiques de Gatineau, Denis Hamel peut dire mission accomplie en ce qui a trait au passage de la vie d’athlète privilégié à celui de père de famille qui gagne sa vie au quotidien. 

Ses débuts dans le domaine de la construction 

Denis a débuté dans le milieu de la construction au sein d’une entreprise de Casselman où il a rapidement appris les trucs du métier. En parallèle, il a poursuivi le hockey au sein de la LNAH, un circuit québécois qui lui permettait de jumeler le hockey et son nouveau style de vie. «Il n’est jamais facile d’abandonner sa passion, cette transition lente m’a permis de bien m’ajuster suite à ma retraite du hockey professionnel», de confier le jeune homme dans la quarantaine. Au fil des ans, Denis s’est marié avec sa conjointe, Julie Brisson, et le couple a accueilli par la suite Ashton au sein de la famille qui comptait déjà l’ainé de Julie, Ty. «Lors de notre projet de la construction de notre résidence familiale, j’ai vraiment pris goût à la construction sous toutes ses coutures, je crois que c’est à ce moment qu’est venu l’idée de partir ma propre entreprise de rénovation à mon compte, ceci me permettant de gérer mon horaire et d’obtenir une certaine flexibilité en lien avec les responsabilités familiales ainsi que nos nombreux projets. C’est un travail qui me passionne et qui me garde très actif», relate celui qui est devenu habile dans toutes les sphères, que ce soit la céramique, les planchers, la pose de feuilles de gypse ou la peinture. Hamel nous confie que la situation sanitaire actuelle incite les gens à investir dans leur cour ou dans la maison. Les gens choisissent d’utiliser le budget voyage afin d’optimiser leur confort à domicile. 

Récemment, le couple a ajouté un lopin de 2000 érables à son actif qui comptait déjà 85 acres de terre où ils cultivent le foin. Nous avons aussi de vieux chevaux de course, ma femme ayant déjà été dans le domaine par le passé sans oublier un poney pour notre fils Ashton. «On se tient occupé, la pandémie ayant ralenti les activités sportives de nos enfants. J’avais d’ailleurs accepté d’entraîner l’équipe junior C de notre région, toutefois, l’arrêt forcé des sports à mis ce projet en veilleuse pour l’instant.» 

Au cours des derniers mois, Denis a été sollicité afin d’acquérir l’une des dix parts des Olympiques de Gatineau. C’est avec joie qu’il s’est joint à un nouveau groupe comprenant entre autres son cousin Claude Hamel, homme d’affaires de Gatineau, ainsi que le joueur des Islanders de NY, Jean-Gabriel Pageau. Denis a apprécié ses années de hockey junior à Chicoutimi et cette occasion s’est présenté à lui à un moment opportun. D’ailleurs, son beau-frère Francis Wathier est l’un des entraîneurs spécialisés de l’équipe, lui qui s’occupe aussi du hockey scolaire pour une école secondaire de Gatineau. On retrouve aussi Raphaël-Pierre Richer, un jeune provenant également de la région d’Argenteuil. Cette implication réjouit Denis, d’autant plus que l’entraîneur-chef Louis Robitaille est un fier compétiteur qu’il a affronté plusieurs fois pendant sa carrière dans la LAH. «L’équipe est bien dirigée et elle compte plusieurs jeunes espoirs prometteurs. C’est valorisant de pouvoir participer à l’évolution de ces jeunes. Nous leur conseillons de poursuivre leurs études en parallèle car les carrières professionnelles sont courtes et il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus… » Rappelons que la durée moyenne d’une carrière dans la LNH se situe autour de cinq ans et que les gains varient en fonction du statut de chaque joueur et de son rendement.