Les vieux chums, c’est important. Il faut en prendre soin et entretenir nos amitiés. J’ai la chance d’avoir deux vieux chums de ce genre-là! Je parle ici de Simon Chartrand, qui travaille chez Cascades à Lachute depuis une bonne vingtaine d’années, et Martin Lachance, mon représentant syndical et pompier préféré. 
Les vieux chums, c’est important. Il faut en prendre soin et entretenir nos amitiés. J’ai la chance d’avoir deux vieux chums de ce genre-là! Je parle ici de Simon Chartrand, qui travaille chez Cascades à Lachute depuis une bonne vingtaine d’années, et Martin Lachance, mon représentant syndical et pompier préféré. 

Les chums!

Patrick Beauséjour
EAP
Les vieux chums, c’est important. Il faut en prendre soin et entretenir nos amitiés. J’ai la chance d’avoir deux vieux chums de ce genre-là! Je parle ici de Simon Chartrand, qui travaille chez Cascades à Lachute depuis une bonne vingtaine d’années, et Martin Lachance, mon représentant syndical et pompier préféré. 

Deux gars de Lachute qui ont toujours habité ici. Même que Martin a acheté une maison dans mon petit Canada. À travers ce billet je veux rendre hommage en quelque sorte à mes vieux chums que je néglige parfois.  

Oui ton barbu n’est pas le meilleur des amis à avoir, il ne va pas souvent te téléphoner et prendre de tes nouvelles. Il va même te décommander une soirée qu’on s’était prévu. Je suis ce genre d’ami, le genre d’ami qui va te faire autant rire que sacrer.  

J’ai plein de connaissances, mon Facebook en est rempli. Mais j’ai assez de doigts pour calculer mes vrais amis d’une seule main. Simon, c’est un sacré bon «yâbe», comme on dit au Vatican. Le genre qui n’existe pu ou presque. Ce gars-là n’a pas une once de méchanceté en lui-même. Dans le dictionnaire de la vie, sous bon gars, on devrait y voir sa grosse face d’innocent! Je le crois sincèrement. Les seules fois que mon vieux chum me dit je t’aime, c’est comme il y a deux semaines quand il était revenu d’un spectacle d’Henri Band et qu’il m’a texté un peu «chaudaille». Nous sommes de notre génération quoiqu’en dise l’évolution et c’est bien ainsi.   

J’aime Simon comme on aime son frère. J’ai souvenir de ces soirées du Canadien en série, lui et moi à genoux à monter les marches de la grotte à Brownsburg pour porter chance à notre sainte flanelle! Faire des prières au nom du père, du fils et de Darcy Tucker! Nous étions aussi d’impitoyables joueurs de miniputt! J’ai aussi souvenir des parties de hockey senior ensemble assis à côté des frères Trudel, sur la rue Hamford.  

Si vous le voyez, vous pouvez le saluer comme je le fais: hey, Simon, la patate!  

L’autre sbire c’est pareil, mais pas pareil! Martin, c’est probablement le dernier des vrais humains. Un gars pas barré à 40, comme on dit dans le domaine des chiffres. Si tu veux avoir l’heure juste, il va te donner ça à la seconde prêt. Pas toujours commode d’avoir un ami qui te dit toujours le fond de sa pensée, mais je le préfère ainsi et pas autrement.  

Martin sous son air de clown est d’une grande sensibilité. Il est le genre d’ami que tu peux appeler à 3h du matin, si tu es dans le trouble. Oui, oui, il est vulgaire avec un grand V, ce n’est pas de sa faute son père est né avant lui. Il est bien le fils de Richard. Il faut dire que le Martin est maintenant grand-père… comme quoi qu’on vieillit.  

Prochain coup que vous voyez Martin dit lui: Hey Mart pis les rénos? Il va être vraiment content de vous en parler. 

J’aime Martin autant que Simon. Comme mes deux enfants Théo et Mathilde, je ne pourrais pas choisir entre les deux.  

Le Barbu de Ville