La grève persiste dans les CPE

Mylène Deschamps
EAP
Les représentants de salariés de CPE à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) et la partie patronale ont mis fin aux négociations vendredi dernier menant à nouveau les employés sur les trottoirs pour quatre jours de grève.  

Chantal Harrison, présidente du syndicat dénonce que le gouvernement refuse d’offrir un rattrapage salarial pour l’ensemble des salariés. «C’est très décevant. Nous reconnaissons que le gouvernement a fait un effort pour améliorer le salaire des éducatrices qualifiées, mais pour plusieurs autres titres d’emploi, il n’offre rien de plus que ce qu’il a donné à l’ensemble de la fonction publique. Ce n’est pas ça, un rattrapage», explique-t-elle.  Le débraillage est pour défendre les intérêts des employés à la cuisine, à l’administration et à l’entretien. 

De son côté, le gouvernement explique que beaucoup a été fait et qu’il ne peut octroyer davantage que ce qui a offert aux autres dans les négociations précédentes. Sonia Lebel, présidente du Conseil du trésor, a commencé à soulever la menace d’une loi spéciale précisant que les syndiqués ne peuvent continuer de prendre les parents en otage. 

Les quatre journées de grève sont les dernières d’un mandat de dix jours qui a été adopté par les travailleuses et les travailleurs au début de l’automne. Les syndicats organiseront donc des scrutins cette semaine en vue de se doter d’un mandat de grève générale illimitée. «Malheureusement, on se doit de constater qu’il faut encore une fois accroître la pression pour faire bouger le gouvernement, se désole Chantal Maillé présidente du conseil central des Laurentides. Nous n’accepterons pas de laisser pour compte des milliers de travailleuses et de travailleurs essentiels au fonctionnement des CPE. Nos membres sont toujours aussi solidaires et déterminés qu’au début des négociations.»  

En plus d’augmentations salariales équitables pour tous les titres d’emploi, les travailleuses et travailleurs revendiquent davantage de soutien pour les enfants à besoins particuliers, le respect des ratios d’enfants par éducateur ou éducatrice, ainsi que des solutions concrètes pour lutter contre la surcharge de travail.