Pour faire un pied de nez à la pandémie, trois amies, Andrée-Ann LaRocque, Karine Laramée et Élizabeth Lacasse, ont fondé un groupe Facebook de femmes qui s’encouragent à bouger et ainsi sortir du sofa trop confortable.
Pour faire un pied de nez à la pandémie, trois amies, Andrée-Ann LaRocque, Karine Laramée et Élizabeth Lacasse, ont fondé un groupe Facebook de femmes qui s’encouragent à bouger et ainsi sortir du sofa trop confortable.

Faire naître l’effet de groupe avec On bouge, on se motive  

Mylène Deschamps
EAP
C’est dès le début du premier confinement de mars 2020, que Karine Laramée, Andrée-Ann LaRocque et Élizabeth Lacasse, un trio de femmes actives d’Argenteuil, ont trouvé la motivation de s’entraîner en se lançant des défis de course toutes les semaines.

Afin de sortir de la torpeur des évènements qui plaçaient le Canada en mode veille et faire un pied de nez à la pandémie, les femmes se sont secouées. « Les gyms venaient de fermer…  On voulait se motiver!  On se lançait des défis et si l’une ne le remplissait pas, elle devait payer une bouteille de vin aux autres, se rappelle Karine Laramée, qui affirme qu’à sa connaissance, personne n’a eu besoin de mettre les pieds à la SAQ! Puisque ça fonctionnait pour nous, on s’est dit pourquoi ne pas créer un groupe pour encourager d’autres femmes dans notre mouvement. »  

Un an plus tard, c’est 250 femmes d’ici qui font partie du groupe On bouge, on se motive sur la plateforme Facebook. Sur cette page, les femmes s’encouragent à prendre un bon bol d'air frais pour pratiquer toutes sortes de sport en y mettant des photos d’elle-même en action.  On peut voir des photos de femmes qui marchent, en raquette, en ski de fond, en vélo de montagne, etc.   

La page, qui est réservée à la gent féminine, permet à toutes d’y mettre en lumière leurs grandes comme leurs petites victoires, sans compétition.  Elles se sentent à l’aise d’y inscrire leur performance à la hauteur de leurs efforts et l’effet de gang pour trouver la motivation à prendre de l’air semble fonctionner.  « Aujourd’hui, je travaille 13 heures d’affilés.  J’ai quand même apporté mes souliers de course, écrit Catherine Synnott, une des premières à s’y être inscrit encouragée par sa copine Monika Charlebois.  Voilà, 6 km plus tard et le coeur léger! »  On la voit avec un sourire radieux! 

« On a réussi à faire lever de leur sofa des femmes qui étaient complètement sédentaires, souligne Mme Laramée, une rassembleuse aux sourires contagieux.  Je suis quand même assez fière de ce que ça a créé pour plusieurs.  J’ai l’air tout le temps pépé comme ça, mais ça m’a aussi apporté une belle énergie et le désir d’en faire plus chaque jour. »   

Depuis peu, une grande coureuse d’Argenteuil, Manon Lavigne, y a ajouté un programme d’entrainement à la course pour débutant pour 12 semaines en y ajoutant des recommandations afin d’éviter les blessures fâcheuses d’entraînement.  Elle invite les participantes à y aller graduellement, selon le programme de formation qu’elle a elle-même suivi.   

Au cours de la dernière année, des sorties de vélo ont été organisées ainsi que de la randonnée en montagne, le tout en respectant les consignes de distanciation.  Des femmes se sont aussi lancés le défi des 10 000 pas par jour, s’encourageant l’une et l’autre. Un projet de course de 10 kilomètres est en vue pour cet été. 

Mme Laramée ajoute que chaque pas est important et qu’il est primordial d’y aller une étape à la fois.  Se donner des défis et des objectifs rendrait aussi les sportives plus performantes.  Elle a elle-même commencé la course après avoir vu des gens courir au Marathon de Montréal.  « Je me suis dit l’année prochaine, je vais être là! »  En 2013, elle courait son 1er 10 kilomètres dans les rues de Montréal. En 2019, elle a réussi son 1er marathon (42 km!) sur la piste du petit train de Nord.  Semble-t-il que l’important, c’est de commencer.  

En 2021, elle invite toutes les femmes désireuses de bouger à faire une demande d’amitié à la page On bouge, on se motive !, qui est représenté par une botte marchant sur la neige (et qui sera très certainement changé pour un soulier de course sur l’asphalte, très bientôt !)