À ce jour, la MRC d’Argenteuil et Fibre Argenteuil a déployé un peu plus de 180 kilomètres de réseau de fibre optique, permettant à près de 1 600 foyers, qui n’étaient pas desservis, de maintenant accéder aux services Internet haute vitesse, de téléphonie et de télévision. La députée Agnès Grondin (dans la nacelle) est allée constater l’avancement du déploiement à Wentworth en septembre dernier et a été impressionnée par le professionnalisme des techniciens.
À ce jour, la MRC d’Argenteuil et Fibre Argenteuil a déployé un peu plus de 180 kilomètres de réseau de fibre optique, permettant à près de 1 600 foyers, qui n’étaient pas desservis, de maintenant accéder aux services Internet haute vitesse, de téléphonie et de télévision. La députée Agnès Grondin (dans la nacelle) est allée constater l’avancement du déploiement à Wentworth en septembre dernier et a été impressionnée par le professionnalisme des techniciens.

Enfin la haute vitesse!

François Daniel
EAP
Le prolongement de l’autoroute 50 a mis plus de trente ans avant de devenir réalité. Peut-être à cause de sa sensibilité d’homme d’affaires, François Legault s’est juré que l’avènement d’Internet à haute vitesse au Québec ne s’éterniserait pas.

C’est pour cela qu’en 2020 il a décidé de retirer le dossier au ministère de l’Économie pour lui-même le prendre en main et d’en confier la supervision à son adjoint parlementaire le député d’Orford, Gilles Bélanger, ingénieur de formation. Le 27 septembre dernier, Gilles Bélanger était de passage dans Argenteuil pour constater l’état des lieux. À cette occasion il a rencontré la députée Agnès Grondin, les patrons de Fibre Argenteuil de même que les responsables de la MRC. Il est reparti satisfait; l’échéancier est respecté à quelques détails près si bien que tous les citoyens d’Argenteuil auront accès à la haute vitesse (HV) en septembre 2022, comme prévu.  

Enfin! Enfin, parce que ça urge. Les abonnés urbains de Vidéotron, Rodgers et autres Cogeco de ce monde pensent que la HV va de soi. C’est sans arrière-pensée qu’ils s’écrasent le soir avec un bol de croustilles devant Netflix après une journée de télétravail. Mais quand on habite en zone rurale, la réalité est bien différente.  

Certains résidents des zones non câblées doivent se déplacer vers la ville la plus proche pour envoyer ou recevoir des documents lourds; des entreprises (surtout des PME) perdent des avantages compétitifs s’ils ne peuvent communiquer rapidement avec leurs fournisseurs ou d’éventuels employeurs; la lenteur des opérations rend le télétravail pénible sinon impossible et décourage la main-d’œuvre qui dans d’autres conditions pourrait s’installer en région; sur certains territoires, c’est même la sécurité publique qui est en jeu lorsqu’il s’agit de communiquer rapidement avec les services essentiels de santé, de police ou d’incendie. Et on ne parle ni de l’enseignement virtuel, de la médecine à distance ou des loisirs qui de plus en plus passent par la toile. Bref, c’est une question de qualité de vie.  

La députée Agnès Grondin appartient à cette cohorte de parlementaires qui a réclamé sans relâche la haute vitesse dans les zones que les câblos-distributeurs négligeaient parce qu’ils ne les jugeaient pas rentables. C’est pourquoi en 2019 le gouvernement de la CAQ a choisi de consacrer plus d’un milliard de dollars sur 7 ans à l’implantation de la HV partout au Québec. Curieusement, le projet a bénéficié d’un improbable allié: Covid 19.  

En effet, la pandémie ayant forcé le confinement, plusieurs entreprises ont dû recourir au télétravail. Certaines écoles ont fait de même pour dispenser leurs cours ainsi que des établissements de santé. Or, lorsque dans une même maison se trouvent deux élèves qui passent leurs examens en virtuel et des parents qui doivent télétravailler, la HV se révèle indispensable. On s’est donc attelé à accélérer la cadence. Ce ne fut pas simple.  

Au Québec, il n’y a pas que des chicanes de clochers. On assiste aussi à des chicanes de poteaux qui appartiennent tantôt à Bell tantôt à Hydro-Québec. Il fallut donc asseoir tout ce beau monde afin de discuter. Et surtout, d’agir. En juillet dernier, la MRC d’Argenteuil recevait une tranche de 12,6 millions pour compléter le câblage en fibre optique. Surprise : voici que le gouvernement fédéral décide de contribuer pour moitié à la facture.  

Pour Argenteuil, la situation est particulière. La MRC a choisi de se doter d’un Organisme sans but lucratif (OSBL) pour réaliser le câblage de son territoire. C’est dire qu’à terme, ce sont les Argenteuillois qui seront propriétaires de cette indispensable infrastructure dont les profits seront réinvestis dans des projets locaux. Lorsqu’elle sera complétée, cela représentera un puissant levier économique pour attirer entreprises et travailleurs dans la région. Pour l’heure, comme ont pu le constater Gilles Bélanger et sa collègue Agnès Grondin, les travaux vont bon train.  

Fibre Argenteuil compte jusqu’à présent plus de 800 abonnés et 1150 personnes ont déjà manifesté leur intention de s’inscrire. Pour la petite histoire, mentionnons que lorsque les techniciens se sont présentés dans les foyers pour effectuer les branchements, ils ont été reçus comme des sauveurs par des citoyens reconnaissants qui leur ont dit avec un soupir de soulagement: «Enfin! On vous attendait depuis longtemps».