Maude Provencher, élève en Santé, assistance et soins infirmiers, aura été la première à utiliser les nouveaux mannequins intelligents du Centre de formation professionnelle Performance Plus.  Elle est accompagnée du directeur Stéphane Laurence et de Carole Diotte, agente de développement.
Maude Provencher, élève en Santé, assistance et soins infirmiers, aura été la première à utiliser les nouveaux mannequins intelligents du Centre de formation professionnelle Performance Plus.  Elle est accompagnée du directeur Stéphane Laurence et de Carole Diotte, agente de développement.

De surprenants mannequins intelligents

Mylène Deschamps
EAP
Le CFP Performance Plus est le 1er centre de formation professionnelle des Laurentides à se doter de deux mannequins intelligents à haute fidélité pour la formation de ses centaines d’élèves en soins de santé.

La covid-19 qui a rendu inaccessible plusieurs milieux de stage frappés par de multiples éclosions a eu des incidences sur la formation offerte par le centre lachutois explique le directeur Stéphane Laurence lors d’une présentation officielle de Mme Côté et M. Tremblay, amicalement prénommés, jeudi dernier. L’acquisition de ces deux mannequins au coût de 100 000 dollars permettra de pallier à ces manquements et aussi, espère-t-il, attirer davantage de clientèle à Lachute et Saint-Janvier, leurs deux points de service.   

  De concert avec la nouvelle agente de développement (ancienne élève et enseignante en Santé, assistance et soins infirmiers du centre), Carole Diotte, l’équipe du CFP Performance Plus espère améliorer leur offre de formation avec ces mannequins surprenants.  Bien que ce ne soit pas les plus optimisés, ils répondent à toutes les demandes reliées aux programmes professionnels, assure-t-on.  Parmi la multitude de fonctionnalités, il est possible de prendre des signes vitaux, dont le pouls, donner de l’oxygène, effectuer des tests de glycémie, installer des sondes, effectuer des prises de sang, pratiquer des gavages, effectuer des électrocardiogrammes et procéder aux mesures d’urgence en cas d’arrêt cardiaque.  «C’est à s’y méprendre avec un humain!», lance le directeur visiblement fier de son acquisition auprès de l’entreprise GAMMAR, qui assurera aussi l’entretien.  On dit même que les pupilles sont rétractables, selon le type de pathologie et que la langue gonfle lors de symptômes d’allergie.  

«C’est la première fois que j’interagis avec eux.  C’est vraiment génial d’avoir accès à une technologie comme celle-là», soutient Maude Provencher, une élève en Santé et soins infirmiers, de retour sur les bancs d'écoles après 7 ans comme préposées.  Cette dernière a procédé à une démonstration avec les mannequins parlants. 

 Le centre, qui en est à ses balbutiements avec les nouveaux arrivants, aspire à créer une vraie chambre d’hôpital avec ses charriots de médicaments ainsi qu’avec une salle de régie, style District 31, pour les enseignants.  D’ici là, l’équipe pourra créer divers scénarios à mettre en scène avec les élèves afin qu’ils soient directement en interaction avec eux à partir de micro-casque. Tout comme en stage où les élèves doivent s’occuper de deux patients à la fois, les mannequins permettront les jeux de rôles et définir les soins qui sont à prioriser en créant un contexte réel de travail. 

Bien que des noms aient été donnés, les deux mannequins possèdent les deux sexes. Des changements au niveau des bruits de respiration et la possibilité de détecter des masses cancérogènes sont d’autres possibilités avec ces nouveaux résidents, bien particulier.  

De surprenants mannequins intelligents.