Sylvain Bourgeois, porte-parole officiel du groupe de crinqués de Montebello Vélo de montagne, participe activement à faire renaître cet ancien circuit, qui a notamment reçu un Championnat canadien en 1988.  Lui-même un ancien compétiteur, il défend le projet pour le développement de sa région et pour mousser ce sport, en portant la sécurité des lieux en priorité.
Sylvain Bourgeois, porte-parole officiel du groupe de crinqués de Montebello Vélo de montagne, participe activement à faire renaître cet ancien circuit, qui a notamment reçu un Championnat canadien en 1988.  Lui-même un ancien compétiteur, il défend le projet pour le développement de sa région et pour mousser ce sport, en portant la sécurité des lieux en priorité.

Coeur et sueur pour développer un immense terrain de jeu à Montebello

Mylène Deschamps
EAP
C’est à force de jus de bras de plusieurs passionnés de vélo de montagne qu’un immense terrain de jeu de plus de 20 km de piste a repris vie dans la petite municipalité touristique de Montebello le 24 juin dernier.

Montebello Vélo de montagne, un OSBL, regroupant plus d’une trentaine de bénévoles, a réussi en moins de quelques mois à faire revivre les sentiers qui ont accueilli l’un des premiers championnats canadiens de vélo de montagne en 1988. Ils ont débroussaillé, défriché, rénové et construit des petits ponts, déterrer des amoncellements de roches redonnant le potentiel des lieux avec des pistes présentant un degré de difficultés techniques de haut niveau.  Ils ont aussi revitalisé le secteur plus familial permettant d’amuser les plus jeunes ou débutants avec de beaux défis, dont le passage des doubles pins centenaires.  «Chaque sentier a un nom qui fait des clins d’œil aux personnes qui ont bâti ces sentiers-là ou à des événements d’ici», souligne Alex Martel, l’un des membres actifs du projet et du CA.  Que ce soit la Roche Fest, en l’honneur du mythique festival de Montebello, la Seigneuriale qui souligne le caractère historique des lieux et qui permet de découvrir la chapelle où est enterré le patriote Louis-Joseph Papineau et sa famille, la plage, qui longe la majestueuse rivière des Outaouais ou la Norbel 95, à plus de 300 mètres de dénivelé et qui offre un point de vue panoramique incroyable sur le village (si le muscle des jambes vous le permet!), l’activité est riche en expérience.  La présence de gros pins matures, de fougères verdoyantes et d’animaux sauvages donne un caractère unique à cette aventure, même pour les nouveaux amateurs. 

«L’équilibre entre s’amuser, le challenge et la sécurité sont nos priorités», de souligner Sylvain Bourgeois, porte-parole officiel. Les droits d’accès aux sentiers sont minimes quant aux coûts pour entretenir et développer ce réseau, qui pourrait facilement s’étendre sur plus de 60 kilomètres d’ici quelques années. «Les adeptes sont très respectueux et comprennent l’ampleur du travail et des fonds qui doivent être investis pour offrir des pistes sécuritaires», ajoute M. Bourgeois, qui est notamment pompier temps partiel, pour assurer les bases majeures en matière de sécurité.  Ces crinqués du cyclisme en forêt travaille sur des pistes de type cross-country (flowtrail) et vise aussi à construire un parc acrobatique, si l’argent est au rendez-vous.  D’ailleurs, le maire de la municipalité, Martin Deschênes, un trippeux de vélo, et le député fédéral, Stéphane Lauzon, semblent avoir la volonté politique pour aider la gang à revitaliser l’endroit.  Ils se donnent un bon quatre ans pour remettre le tout à leur goût et valoriser leur offre de service. 

L’équipe bénévole, qui a engagé quelques employés étudiants à l’accueil, est installée dans l’un des bâtiments attenants au plus gros bâtiment en bois rond du monde, au Fairmount Le Château Montebello, construit en 1930 en 3 mois avec plus de 2000 hommes.  On voit que la tradition du travail acharné et efficace ne s’est pas perdue en Outaouais! 

 Ils ont négocié un droit au stationnement du château gratuit pour les adeptes et possèdent une flotte de plus d’une trentaine de vélos pour ceux qui désirent en faire l’essai.  Il aspire aussi à la construction d’un 2e point de service, ayant pignon sur rue dans le village, pour accueillir les mordus qui parcourent tous les centres avec un style «vanlife».  Il entrevoit aussi la possibilité d’ajouter une vingtaine de FATBIKE pour cet hiver étirant l’offre de service à l’année.  

«On voit déjà plusieurs autos dans le village avec des vélos accrochés.  On aime que les gens consomment local!», relate M. Bourgeois, qui souligne l’importance de l’offre touristique de sa région.  Chocolaterie, brasserie, restaurants renommés, le parc Oméga ainsi que des endroits pour dormir à tous les budgets s’ajoutent à l’offre montebelloise qui courtisent autant les sportifs que les épicuriens.    

Les droits d’accès pour explorer cet univers sont de 13,50$ pour les 10 ans et plus et gratuit pour les enfants.  Vous pouvez utiliser votre propre monture ou louer un vélo sur place (40$) pour un parcours de 3 heures de bonheur.  

Montebello Vélo de montagne, un OSBL, regroupant plus d’une trentaine de bénévoles, a réussi en moins de quelques mois à faire revivre les sentiers qui ont accueilli l’un des premiers championnats canadiens de vélo de montagne en 1988.