Barbu de ville, connu pour son blogue Esprit de bottine, a lancé son livre, Nique à feu, un recueil de ses meilleures nouvelles littéraires.
Barbu de ville, connu pour son blogue Esprit de bottine, a lancé son livre, Nique à feu, un recueil de ses meilleures nouvelles littéraires.

Barbu de ville et son petit dernier

Mylène Deschamps
EAP
Il se prénomme Patrick Beauséjour, mais il est aujourd’hui Barbu de ville, le seul et l’unique conteur d’Argenteuil qui s’inspire de son petit Canada, là où il a été élevé par une vraie mère et un père «par parure».

Le ton est lancé, Barbu de ville, c’est un personnage à l’esprit de bottine qui aime son monde. Et son monde, qui a commencé à le suivre depuis 11 ans sur son blogue, lui rend bien.   En mars dernier, après un an à se dédier à sa vie d’artiste et à ses deux enfants, il recevait son dernier cru, Nique à feu, un livre de nouvelles littéraires entièrement relié à ses souvenirs de mini barbu de 4 à 13 ans. Plus de 21 nouvelles parues chez Les nouvelles éditions pour le petit gars de Lachute, boucher de profession. 

«Je préfère de loin mon blogue, mes spectacles et Facebook, admet Beauséjour face à l’écriture de ce 98 pages.  J’ai beau avoir 47 ans, je veux une réaction tout de suite et maintenant. Je suis rendu dans la génération des likes!»  Composé à partir de 75% de nouveau matériel, la torture était de conserver dans son coffre-fort ses meilleures histoires racontant ses péripéties de la maternelle à la 6e année du primaire à l’école Saint-Alexandre.  On y fait la rencontre de sa première blonde, Stéphani avec un i, et Homère Ladouceur, le vieux personnage alcoolique, qui lui demandait d’aller lui chercher du Baby Duck au dépanneur Gibeault.  On y retrouve aussi des visages connus, comme la fameuse enseignante en éducation physique, Esther Blackburn. 

Certainement, il manigance un peu avec la réalité, sinon la vérité totale aurait été comme une douche froide, clame-t-il.  Mais il considère qu’environ 60% de son matériel est tout à fait réel.  «J’y mets un peu de gravy, de la couleur!», s’exclame celui qui a notamment été reçu à l’émission de Marie-Louise Arsenault. «J’ai beaucoup de respect pour ceux qui écrivent des tragédies sur de tomes et des tomes.  J’ai trop besoin d’être aimé pour faire ça!», de souligner Beauséjour, qui pense tout de même se remettre à la tâche pour un 2e livre.   

Tout a commencé avec un blogue qu’il avait créé pour ses chums de balle-molle.  Il écrivait des tranches d’histoire de leurs péripéties et la gang lui en redemandait. Saisissant la balle au bond, tranquillement, celui qui a toujours aimé écrire a fait sa place et a retrouvé ses amitiés du secondaire en créant à son tour son Barbu de ville.  Né à Lachute dans le bloc 36 de Ayer’s ville, il en a vu des vertes et des pas mûres et sait raconter dans son langage cru tout en tendresse.    

Collaboration 

C’est avec un réel enthousiasme que Barbu de ville lance un billet hebdomadaire bien spécial en collaboration avec la compagnie d’édition EAP.  À chaque semaine, il nous présentera des personnages ou lieux historiques d’Argenteuil à la sauce piquante Barbu de ville!  Pour rajeunir le public ou tout simplement pour divertir notre clientèle, L’Argenteuil est fier de s’associer avec cet homme de passion, connu comme Barabas, par le billet de son application EAP et son Facebook.  

Pour cet été, avec la levée des mesures sanitaires, il espère aussi mettre en branle un projet de spectacle sur les terrasses de la région.  Les gens ont besoin de se retrouver et de rire, un peu.  Gageons qu’il retrouvera son public assez rapidement. 

Nique à feu est en vente à la Galerie de la route des arts, située dans le village du fameux p’tit Canada.  Dans la vie, il n’y a que de heureux hasard. 

Ton gribouilleur préféré Barbu de Ville