À l’occasion de la Journée internationale des femmes, le 8 mars 2020, Paula Assaly, mairesse de Hawkesbury depuis 14 mois, fait un retour en arrière sur son enfance et sa jeunesse, à une époque où l’égalité des genres et les perspectives des femmes dans certains milieux relevaient de la science-fiction.
À l’occasion de la Journée internationale des femmes, le 8 mars 2020, Paula Assaly, mairesse de Hawkesbury depuis 14 mois, fait un retour en arrière sur son enfance et sa jeunesse, à une époque où l’égalité des genres et les perspectives des femmes dans certains milieux relevaient de la science-fiction.

Un parcours difficile vers l’hôtel de ville

Cristiana Mandru
EAP
Provenant d’une grande famille de sept enfants, dont quatre garçons et trois filles, Paula Assaly, mairesse de Hawkesbury, a presque failli ne pas aller à l’université. Ou ne pas décider du cours de sa vie carrément…

En fait, Mme Assaly et ses frères et sœurs semblaient destinés à travailler au sein des entreprises familiales. Mais grâce à l’influence de sa mère et de sa sœur ainée, leurs destins ont pris une direction quelque peu différente.

Dès l’âge de neuf ans, Paula Assaly avait déjà deux emplois. Elle travaillait pour son père et sa tante. Son père était un entrepreneur qui possédait un hôtel et un restaurant à Hawkesbury.

Les filles étaient reléguées à des tâches ménagères, comme nettoyer les chambres d’hôtel, laver de la vaisselle, travailler à la buanderie et s’occuper de la réception. Quant aux garçons, ils y travaillaient aussi, mais ils obtenaient, en plus, un salaire et des actions dans les compagnies de leur père (pas les filles). Leur mère y travaillait également de 17h à 2h du matin, six jours par semaine. De plus, ils devaient tous travailler pour leur tante qui vendait des vêtements pour femmes sur la rue Main.  

«Nous avions très peu de temps pour réfléchir à autre chose que le travail», se souvient Mme Assaly. Plus tard, la décision de sa sœur ainée de poursuivre des études comme technicienne en laboratoire a mis son père dans tous ses états, se rappelle Mme Assaly. Il voulait que tant elle que ses autres enfants restent travailler dans son commerce et celui de sa sœur.

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Parcours difficile vers l'hôtel de ville