Les nombreux nids de poule de la concession 2 seront réparés avec de la gravelle, une décision qui ne plait pas à tous les résidents.
Les nombreux nids de poule de la concession 2 seront réparés avec de la gravelle, une décision qui ne plait pas à tous les résidents.

L’état des routes provoque des frustrations

La grogne commence à s’installer chez certains résidents du canton d’Alfred et Plantagenet à l’égard du piètre état de leurs routes, notamment chez des agriculteurs de la région. Le maire, Stéphane Sarrazin, évalue que leur état est similaire à celui des routes des municipalités environnantes. Un plan de gestion des actifs est prévu pour 2021.

«J’aurais peur d’y sortir ma bicyclette!» lance Chantal Levac, qui emprunte souvent les concessions 2 et 3 afin de donner un coup de main à son père pour les travaux des semences. Elle ne cache pas non plus opter pour un parcours plus long lors de ses déplacements à Lefaivre, pour éviter d’endommager sa voiture.

«Nos chemins se démolissent et on casse nos machines. Ça fait cinq ans que la concession 2 est finie. On y roule à 20 km/h pour ne pas casser nos roues», renchérit Alain Malette, un agriculteur qui y possède des terres.

«La concession 5 est un vrai bordel! On doit zigzaguer pour éviter tous les trous et on roule à 30 km/h, alors que la limite est de 50 km/h», affirme une citoyenne qui a préféré garder l’anonymat. Cette dernière précise qu’elle demeure sur la Concession 4 Nord, une route asphaltée de piètre qualité et remplie de trous, selon elle.

Le maire conscient des doléances

Questionné à ce sujet, le maire Stéphane Sarrazin croit que l’état de l’ensemble des routes qui sillonnent le canton est similaire à celui des autres municipalités de la province.

Avec un budget annuel de deux millions de dollars pour couvrir quelque 300 km de routes, il se dit conscient des doléances de certains concitoyens, mais avoue ne pas pouvoir faire réparer plus de deux ou trois kilomètres par année et que des choix doivent être faits : «Il faut garder en tête qu’il y a des chemins avec cinq cents résidences, contre des concessions où il n’y en a que cinq ou six. Il faut que le taux d’utilisation soit pris en considération.»

Il tient à rappeler que la situation en 2020 est bien différente de celle des années 1980, alors que le gouvernement ontarien avait choisi d’asphalter des concessions : «À l’époque, la situation financière le permettait. Aujourd’hui, c’est difficile d’entretenir des chemins de concessions de trois kilomètres sur lesquels on ne retrouve que sept ou huit maisons.»

«C’est la seule chose qu’on demande!»

Pour Alain Malette, l’état des chemins de concessions ressemble plutôt à un manque de respect à l’égard des agriculteurs : «Uniquement dans la concession 2, il y a probablement 5 millions de dollars en produits agricoles qui sortent par année et on n’est même pas capable d’avoir un chemin avec de l’asphalte. Je pense qu’on abuse de nous un peu… c’est la seule chose qu’on demande!»

Même si le chemin de la concession 2 sera réparé en gravelle au cours de l’année, Chantal Levac se désole de constater que le canton semble favoriser certains quartiers centraux au profit des citoyens plus qui habitent dans des secteurs plus éloignés : «Au prix que les gens paient leurs taxes, ce n’est pas de la gravelle qu’ils devraient avoir, mais de l’asphalte. Je suis un peu frustrée de voir que les gens de la rue Valain vont avoir une rue asphaltée sans problème cette année, alors que nous qui vivons sur les routes secondaires, nous ne semblons pas être une priorité».

À cet effet, le maire Sarrazin apporte une précision, expliquant que l’asphaltage de la rue Valain est la responsabilité du promoteur immobilier qui a développé le secteur et non celle de la municipalité.

M. Sarrazin ajoute aussi que la municipalité est à réévaluer l’état de l’ensemble de ses routes. Le plan de gestion des actifs qui en découlera est prévu en 2021 et permettra de mieux déterminer les routes problématiques et de les prioriser.

Malgré tout, l’agriculteur Jean-Claude Levac n’a pas grand espoir de voir les choses changer : «Notre grand malheur, c’est qu’on n’a pas d’agriculteur à la table du conseil municipal. On est débordés de travail et on n’est pas intéressés à y aller. La politique, c’est un monde à part», conclut-il.

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