Le Bureau de santé de l'Est de l'Ontario a ordonné la fermeture immédiate de certains établissements, y compris les garderies.

Le BSEO ordonne la fermeture de certains établissements

Le Bureau de santé de l'Est de l'Ontario (BSEO) a ordonné la fermeture immédiate de certains types d'établissements.

Dans un communiqué émis plus tôt ce soir, le BSEO a dit avoir réagi ainsi en raison du nombre croissant de cas de COVID-19 déclaré en Ontario.

READ AN ENGLISH VERSION OF THIS ARTICLE
The EOHU orders closures of several type of establishments

La liste d'établissements dressée par le BSEO comprend toutes les garderies et autres centres ou services de garde d’enfant (les locaux qui n’étaient pas inclus précédemment par le décret provincial de fermeture). Le communiqué précise que des exemptions seront faites pour certaines garderies qui fournissent des services de garde d’enfants aux travailleurs essentiels de première ligne.

La liste comprend également tous les gymnases, salles d’entraînement, et centres ou services sportifs (les gymnases sont considérés des centres récréatifs dont la fermeture avait été ordonnée précédemment), ainsi que toutes les églises, mosquées, synagogues et autres lieux de culte (dont la fermeture avait antérieurement été recommandée, mais est maintenant ordonnée).

Le BSEO a également ordonné la fermeture immédiate d'établissements de services personnels (puisqu’il est impossible d’offrir ces services tout en maintenant une distance de deux mètres entre les personnes), y compris les salons de coiffure et les barbiers, les salons de tatouage,les salons de perçage corporel,les services de manucure,les services d’électrolyse, ainsi que les autres services d’esthétique.

Le communiqué précise que les établissements qui omettent de se conformer à l’ordre sont passibles, sur déclaration de culpabilité, d’une amende.

«Je reconnais que ces fermetures sont difficiles et je vous assure que cette décision n’a pas été prise à la légère, a déclaré Dr Roumeliotis.  Cependant, nous nous devons de prendre toutes les mesures nécessaires en tant que société, pour prévenir la propagation de la maladie au COVID-19 et protéger nos collectivités, étant donné la hausse des cas localement et dans le monde.

Les précipitations de 25mm à 30mm, prévues entre cette soirée du dimanche 29 mars et le lundi 30 mars pourraient entrainer des inondations dans les zones basses avisent Conservaation de la Nation-Sud (CNS).

« Il est conseillé aux résidents de faire preuve de prudence à proximité des rivières car les prévisions météorologiques peuvent faire augmenter rapidement le débit des rivières et rendre les berges glissantes», a déclaré la CNS., par voie de communiqué.

L'organisme Banques alimentaires Canda lance un appel pour soutenir les organismes du pays qui souffrent d’une baisse conséquente de dons et des denrées alimentaires.

L’organisme de bienfaisance nationale lance un appel urgent pour aider les banques alimentaires dans le pays qui ont un besoin criant de soutien dans cette période de crise dû à la COVID-19.

Les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) ont décrété, conjointement avec les Comtés unis de Stormont, Dundas et Glengarry (CUSDG) et la Ville de Cornwall, l’état d’urgence dans la région pour limiter la propagation de la COVID-19.

La déclaration d’urgence a été annoncée, lors d’une téléconférence, en présence de Pierre Leroux, président des CUPR et maire de Russell, Frank Prevost, président des CUSDG, Bernadette Clement, la mairesse de Cornwall, ainsi que le Dr Paul Roumeliotis, médecin hygiéniste du Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO).

Crise de COVID-19 ou non les banques alimentaires de Prescott-Russell continuent leur travail, mais ils s’attendent à une augmentation de la demande dans les semaines à venir.

« Nos étagères se vident doucement, mais on s’attend à une augmentation des appels dès  la semaine prochaine suite aux mises à pied dans les différents secteurs économiques de la région». C’est ainsi que le président de la banque alimentaire Bons Voisins d’Embrun Jean François Gignac résume la situation actuelle.

COVID-19

Une amende allant jusqu’à un million de dollars pourrait être imposée aux voyageurs qui ne respecteront pas la quarantaine obligatoire annoncée ce matin par le gouvernement fédéral.

Ottawa a décidé de durcir le ton à l’égard des personnes de retour de l’étranger. Ce matin le gouvernement fédéral vient d’invoquer la loi sur la mise en quarantaine. Cette nouvelle mesure a été confirmée par la ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu, dans un témoignage devant le comité plénier du Sénat.

COVID-19

En période de crise, des gens, mal intentionnés ou simplement mal informés, diffusent des histoires fausses ou inexactes. Parfois, le résultat de ces rumeurs est sans conséquence grave. Parfois.

C’est le cas de cette fake news qui circulait ce matin, sur Facebook, au sujet de la fermeture du pont du Long-Sault. L’ouvrage qui traverse l’Outaouais, relie non seulement le village de Grenville à Hawkesbury, mais le Québec à l’Ontario.

Éducation

Le gouvernement ontarien a lancé vendredi dernier une plateforme d’apprentissage numérique, encourageante pour les uns, mais aussi problématique pour certains parents et enseignants.

Afin de soutenir les familles et les élèves de la province, notre gouvernement a mis en place un portail centralisé pour l’apprentissage à domicile ». C’est ainsi que le premier ministre de l’Ontario Doug Ford a annoncé le vendredi dernier le lancement d’un portail en ligne pour accompagner les élèves dans l’apprentissage, pendant cette période de confinement obligatoire due à la COVID-19.

Francophonie

L’évènement annuel de l’Association canadienne-française de l’Ontario, le Banquet de la francophonie, qui devait se tenir le 4 avril au Centre communautaire Camille-Piché à Embrun, est reporté à une date ultérieure.

«L'ACFO de Prescott et Russell, consciente de la sécurité et du bienêtre de sa communauté, doit reporter le Banquet de la francophonie prévu le 4 avril à une date ultérieure», a déclaré le directeur général de l’organisme, Jacques Héroux, par voie de communiqué.

COVID-19

Dans son point de presse quotidien d’aujourd’hui, le premier ministre du Québec, François Legault, a ordonné la fermeture de tous les commerces offrant des services non essentiels, dont la liste a été revue.

« Plus vite on va limiter les contacts, plus vite on va limiter la contagion et plus vite on va pouvoir retrouver une vie normale, a déclaré M. Legault, avant d’exhorter la population à respecter les consignes. Je demande à tous les Québécois de collaborer. J'ai besoin de vous. »

COVID-19

Le premier ministre de l’Ontario ordonne la fermeture des entreprises non essentielles dans la province pour ralentir la propagation de la COVID-19, une décision semblable à celle du Québec.

C’est lors d’un point de presse tenu cet après-midi à Toronto que le premier ministre de l’Ontario Doug Ford a indiqué que le gouvernement fermera les portes des entreprises non essentielles dès ce mardi à 23h59 et ce pendant deux semaines.

READ A SIMILAR ARTICLE IN ENGLISH
Ontario orders all non-essential businesses to shut down

LISEZ AUSSI
Fermeture complète des entreprises québécoises

Un troisième cas positif de COVID-19 vient d’être déclaré dans la région, un cas  qui soulève la question d’une éventuelle contamination communautaire

Le Bureau de santé de l’est de l’Ontario a déclaré cette soirée un troisième cas positif de COVID-19 dans la région. C’est le Dr Paul Roumeliotis médecin hygiéniste du BSEO qui vient de confirmer qu’il s’agit d’une personne dans la trentaine qui vit dans Prescott-Russell, elle n’a aucun antécédent de voyage.

COVID-19

Le Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO), en partenariat avec l’Hôpital général de Hawkesbury et District, ouvrira dès lundi un centre d’évaluation et de dépistage du COVID-19 à Hawkesbury,

Le centre situé au 750, rue Laurier à Hawkesbury et sera ouvert du lundi au vendredi chaque semaine, de 9h à 17 h.

COVID-19

Le Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO) a annoncé hier soir qu’il collabore avec les Services médicaux d'urgence (SMU) locaux à la mise en œuvre d’un programme paramédical spécial dans la communauté en vue d’une augmentation potentielle des cas du COVID-19 dans la région.

 Le nouveau programme vise à fournir un accès plus rapide au test et aux évaluations des personnes qui sont à risque plus élevé, telles les personnes âgées ou ceux et celles qui sont atteints de problèmes de santé sous-jacents, tout en réduisant les pressions sur les services du 911 et les salles d’urgence des hôpitaux. L’évaluation et l’administration de tests aux personnes à risque plus élevé qui sont à la maison permettra également de diminuer les risques de propager le virus dans les hôpitaux et les cabinets de médecin, ainsi que dans la communauté en général.

COVID-19

La COVID-19 devient une réalité bien triste qui pousse les administrations, les restaurants, les commerces et les centres de loisirs à fermer les uns après les autres. Cette pandémie mondiale, qui frappe de plein fouet l’Ontario, a poussé certaines institutions bancaires à fermer leurs centres d’affaires dans Prescott-Russell pour prévenir une propagation du fameux virus.

Après une recommandation des services de santé de l’Ontario les six grandes banques canadiennes — la Banque de Montréal, la Banque CIBC, la Banque Nationale du Canada, la Banque Royale, la Banque Scotia et la Banque TD — qui font partie de l’association des banquiers canadiens ont décidé conjointement de réduire le nombre de leur succursale ouverte dans l’Ontario et aussi dans la région de Prescott-Russell, et ce depuis cette semaine. Les six banques ont expliqué dans des communiqués de presse que cette décision est une des solutions visant à préserver la santé et le bienêtre des employés, des clients et des collectivités.

«Les cinq centres de dépistage sont prêts, mais ils ne seront ouverts qu’en cas de besoin», a annoncé le Dr Paul Roumeliotis, médecin hygiéniste du BSEO, lors d’une téléconférence aujourd’hui.

On en sait maintenant un peu plus sur les futurs centres de dépistages que le bureau de santé de l’est de l’Ontario veut mettre en place dans la région. Dr Roumeliotis a annoncé que les cinq centres ouvriront au besoin à Hawkesbury, Casselman Alexandria, Cornwall et Winchester.

COVID-19

«Nous prenons cette mesure extraordinaire pour nous assurer que le domaine de la santé ait tous les pouvoirs en main pour combattre la propagation du virus», a déclaré Doug Ford sur son compte Twitter.

Le visage fermé, entouré de ses ministres de la santé et des finances, Doug Ford, le premier ministre de l’Ontario a déclaré l’état d’urgence sanitaire dans la province, lors d’un point de presse tenu ce matin à Queen’s Park à Toronto.

Une étudiante d’une trentaine d’années de Prescott-Russell, qui a fait un voyage à New York le 9 mars dernier, serait atteinte de la COVID-19.

C’est le premier cas positif de COVID-19 dans la région de Prescott-Russell. Le Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO) par le bias du Dr Paul Roumeliotis, médecin hygiéniste, a confirmé le premier cas de contamination dans la région par voie de communiqué.

« J’ai décidé, non sans regret, d’annuler toutes les messes dominicales publiques dans l’archidiocèse d’Ottawa les 14 et 15 mars  », a indiqué Terrence Prendergast, archevêque d’Ottawa.

La décision d'annuler les messes de samedi et dimanche est tombée hier,. C’est à travers un communiqué de presse que l’archevêque d’Ottawa Terrence Prendergast a annoncé sa décision d’annuler les messes du samedi et dimanche. L’annulation touchera toutes les paroisses de l'archevêché, qui comprend les paroisses de Prescott-Russell.

Les municipalités de Prescott Russell se préparent pour limiter la propagation de la COVID-19. Tout est annulé!

Depuis l’annonce, hier, de la fermeture de toutes les écoles élémentaires et secondaires publiques de la province pour trois semaines à compter du samedi 14 mars et les mesures annoncées aujourd’hui par le ministère de la Santé, qui visent à freiner la propagation du COVID-19, plusieurs administrations municipales, de Prescott-Russell ont décidé de suivre le gouvernement dans sa démarche.

Société

Des journées de travail interminables, des nuits blanches passées à faire des chirurgies difficiles, la vie privée sacrifiée sur l’autel du Travail qui prend toute la place…telle est la perception du métier de chirurgienne générale que Dre Roxanne Leblanc a dû confronter durant ses années de formation à la Faculté de médecine à Ottawa… pour en sortir victorieuse et démontrer que les temps ont bien changé!

«Il y avait même quelqu’un à un moment donné qui m'avait dit que j'étais trop gentille pour la chirurgie générale et que je devais plutôt me diriger vers quelque chose comme la gynécologie. Mais moi, je n’avais pas cette perception-là. J’avais vu des femmes chirurgiennes générales avec lesquelles je pouvais m'identifier. C'est donc comme ça que tout a commencé», sourit Dre Roxanne Leblanc, en racontant son parcours vers la chirurgie générale.

«On a critiqué ma chevelure et mon maquillage plus que mon action politique.»

Malgré son ascension rapide dans les sphères politiques municipale et provinciale, Amanda Simard, la députée provinciale de Glengarry-Prescott-Russell trouve qu’être une femme en politique demeure très difficile au Canada en 2020. Rencontre à l’aube de la Journée internationale des droits de la femme.

«C’est une élève extraordinaire: elle a de bonnes notes, elle est sur le tableau d’honneur de l’école, elle est gentille, bilingue, préoccupée par l’environnement, bref, une étudiante accomplie. Elle a été la première à faire une cafétéria verte dans notre école.» Voilà ce qui a servi de présentation à Sarah Clouston, par la directrice de son école.

Déjà, une telle présentation n’est pas un mauvais départ pour celle qui va bientôt entamer ses études post secondaires. Mais lorsque la présentation vient de Anne Laflamme, directrice de l’École secondaire publique Le Sommet, à Hawkesbury, reconnue pour son programme pédagogique du Bac International (IB), on peut légitimement en déduire que cette jeune fille va aller très loin. Surtout qu’elle fait partie de la première cohorte de quatre autres filles qui vont obtenir leur diplôme du IB cette année. «On est très, très fier d’elles. Cela fait déjà six ans que le programme existe», a lancé la directrice, ravie.

Provenant d’une grande famille de sept enfants, dont quatre garçons et trois filles, Paula Assaly, mairesse de Hawkesbury, a presque failli ne pas aller à l’université. Ou ne pas décider du cours de sa vie carrément…

En fait, Mme Assaly et ses frères et sœurs semblaient destinés à travailler au sein des entreprises familiales. Mais grâce à l’influence de sa mère et de sa sœur ainée, leurs destins ont pris une direction quelque peu différente.

Dès l’âge de neuf ans, Paula Assaly avait déjà deux emplois. Elle travaillait pour son père et sa tante. Son père était un entrepreneur qui possédait un hôtel et un restaurant à Hawkesbury.

 Au Sommet, on prépare l’avenir des élèves au rendement exceptionnel en les déstabilisant, en les forçant à puiser dans leur créativité afin de trouver des solutions à n’importe quel dilemme.

«Le programme pédagogique du Bac International (IB) crée un profil d’élève capable de se débrouiller dans n’importe quelle situation problématique, là où il n’y a pas de solution tracée à l’avance», a estimé Anne Laflamme, directrice de l’École secondaire publique Le Sommet, à Hawkesbury, depuis 2004.

Selon une étude récente publiée par The Globe and Mail, les communautés rurales canadiennes (surtout celles plus éloignées) accusent des besoins criants en santé mentale, en raison de plusieurs facteurs. Ce n’est pas le cas de Hawkesbury, qui dispose de son propre Centre régional de santé mentale et toxicomanie (CRSMT) et qui a embarqué dans la vague de nouvelles technologies pour desservir la clientèle grandissante de Prescott-Russell.  

Geneviève Arturi, directrice du programme communautaire de santé mentale et toxicomanie à l'Hôpital général de Hawkesbury (HGH), travaille à l'hôpital depuis plus de 18 ans, tout en occupant son poste actuel depuis cinq ans.

On sait tous que l’entrepreneuriat constitue l’un des principaux moteurs de croissance économique de l’économie canadienne. Ce que l’on sait moins c’est que les entrepreneurs sont une espèce menacée, peut-être à cause même du principal trait de caractère qui fait leur force: on ne leur permet pas d’être faibles, qu’ils soient des femmes ou des hommes, ils sont toujours censés être motivés et travailler très fort, selon Doreen Ashton Wagner, animatrice de groupe et organisatrice d’évènements communautaires.

«La santé mentale, c’est très, très important pour un entrepreneur. Il y a beaucoup d’isolement dans le lot des entrepreneurs. C’est d’autant plus difficile quand on vit ça en couple, a-t-elle constaté. Mon partenaire d’affaires (depuis 20 ans) était mon mari et il n’est pas évident de faire l’équilibre. On n’en parle pas assez.»

Forte de plus de 25 ans d’expérience en entrepreneuriat, dont 20 ans aux côtés de son mari, Mme Ashton s’est rebâti une nouvelle identité, à la suite d’un surmenage, il y a quelques années. Elle a mentionné le rapport du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH), qui cite les entrepreneurs comme ayant un des taux les plus élevés de suicide, pour mettre en garde les entrepreneurs.

«La mentalité courante n’est pas saine. Il faut se permettre du repos», a-t-elle constaté.

Pour sa part, elle est allée au fond du gouffre, mais elle en est ressortie plus forte, avec une idée bien précise qui la guidera dorénavant dans sa vie et ses affaires. Avec un peu de recul, elle est arrivée à se forger une nouvelle identité, fondée sur trois principes qui guident désormais sa vie: prendre du temps pour soi, du temps pour son couple et travailler judicieusement. C’est ce plan de vie qui l’aide à rester en équilibre entre l’amour (son amour-propre, son mari, sa famille, ses amis et sa communauté) et son entreprise, ce même plan qui est son «filet de sécurité», selon Mme Ashton.

Sa nouvelle entreprise, à l’image de la recherche de soi qu’elle a entamée sur elle-même, s’appelle For Love and Business (Pour l’amour et l’entrepreneuriat) et c’est «une communauté pour les femmes entrepreneures qui cherchent à mieux équilibrer l'amour (famille, amis et obligations) avec la gestion et le maintien d'une entreprise», selon Mme Ashton. Parmi les services qu’elle offre: de la consultation, du coaching pour les femmes entrepreneures, de la production évènementielle ainsi que des conférences pour les consœurs en affaires (voir plus bas).

«Je suis convaincue que l'AMOUR mérite une place permanente à la table des affaires», pourrait vraiment résumer la motivation principale de Mme Ashton, autant dans sa vie que dans les affaires. Je crois que si seulement nous pouvions admettre plus librement que l'AMOUR détermine ce que nous faisons - ou devrions faire - dans les affaires, alors nous serions beaucoup plus avancés. Tant les femmes que les hommes.»

La communauté représente, pour Mme Ashton, une famille élargie, dans un certain sens, un espace puissant, avec l’amour au centre. Sa communauté à elle ce sont les femmes entrepreneures, qu’elle désire aider dans leur chemin entrepreneurial. «Quand je me lève le matin, ce que je veux faire, c'est aider d'autres femmes dans leur parcours de création d'entreprise», a-t-elle observé sur sa page Internet.

C’est un peu cela qui est à l’origine des «Consœurs en affaires», le titre de ses rencontres cinq à sept qu’elle organise à travers le territoire de Prescott-Russell et aussi de Stormont Dundas et Glengarry. Son but c’est de réunir des femmes entrepreneures de la région, afin de leur offrir un espace où elles pourront rencontrer et discuter avec d’autres femmes dans une situation similaire, pour comprendre et partager des expériences communes.

L’entrepreneuriat au féminin, pour Mme Ashton, c’est habituellement une affaire de cœur: les femmes vont souvent créer une entreprise autour de la famille, pour être plus proches et pouvoir s’en occuper. Si leur travail dans le monde corporatif ne leur laisse pas assez de temps ou de flexibilité pour s’occuper de leur famille, elles choisissent parfois de le quitter (comme ce fut le cas pour Mme Ashton).

«L'amour — pas seulement ce que nous aimons, mais qui nous aimons et comment, quand et pour quelles raisons — est tout ce que nous faisons dans les affaires, que nous aimions l'admettre ou non. La plupart du temps, on s’arrange autour de notre famille. Alors, quand ça ne fonctionne plus, quand il y a un manque d’équilibre entre nos priorités, c’est à ce moment-là qu’on se brule.»

C’est dans cette perspective qu’elle veut avoir ces conversations avec ses Consœurs en affaires, pour qu’elles songent dès le départ à connaitre leurs paramètres, leurs limites, pour qu’elles s’entourent des bonnes personnes, des bonnes ressources et enfin qu’elle puisse les aider à se poser les bonnes questions. Les réponses, elles devront les découvrir à travers leurs propres expériences, mais au moins, leur démarche ne sera pas à l’aveuglette. Maintes fois, c’est une question d’avoir quelqu’un qui nous tient le miroir pour voir plus clair, d’après l’expérience de Mme Ashton.

Dans ses projets d’avenir, elle planifie de mettre sur pied un centre d’aide aux entrepreneurs. «Ce serait un espace de travail collaboratif ainsi que certains services d’accompagnement stratégiques pour les entrepreneurs», a-t-elle expliqué. Ce projet mettrait à profit les études de maîtrise multidisciplinaire qu’elle entreprend présentement, sur le thème de l’entrepreneuriat féminin dans un contexte rural canadien, rarement abordé dans les ouvrages spécialisés, selon  Mme Ashton.

«Une chose dont je suis sure, c'est que le fait d'être mariée et de faire des affaires avec mon conjoint est quelque chose qui a forgé ma personnalité. Et cela colore ce qui me passionne le plus et la façon dont je le vois: l'esprit d'entreprise. Surtout l'entrepreneuriat féminin», a-t-elle conclu rayonnante.

Grenville-sur-la-Rouge

Printemps 2019. La rivière Rouge gonfle et menace de faire céder le barrage de la centrale de la Chute-Bell, à Grenville-sur-la-Rouge. Heureusement, la catastrophe est évitée de peu et Hydro-Québec doit absolument agir. Près d’un an plus tard, à l’approche du printemps, comment est la situation?

«Tout ça a été fait dans des délais extrêmement serrés», a expliqué Francis Labbé, chargé d’affaires publiques et de relations médias chez Hydro-Québec (HQ), lors d’une visite destinée aux médias, vendredi de la semaine dernière. «Les travaux ont débuté en décembre et l’ensemble devrait être terminé d’ici avril», a-t-il précisé.