Le Salon funéraire Berthiaume, à Hawkesbury
Le Salon funéraire Berthiaume, à Hawkesbury

La pandémie, un défi pour les thanatologues

Entre le 15 janvier et le 19 mai, l’Ontario a enregistré 22 384 cas de COVID-19, dont 1919 décès. Comment les entrepreneurs en pompes funèbres ou les thanatologues tirent-ils leur épingle du jeu en ces temps de pandémie? Des experts de l’Est, du Sud et du Nord de la province témoignent.

Toutes les entreprises funèbres de la province sont régies par l’Autorité des services funéraires et cimetières de l’Ontario et sont soumises à des protocoles sévères. Cet organisme dicte des règles très strictes à suivre en temps de pandémie.

Casselman et Embrun

Le 1er mai 2020, Daniel Lafleur a vendu la Maison funéraire & Chapelle Lafleur, qui dessert Casselman, Embrun et Russell, après 45 ans comme thanatologue. Pour lui, il a toujours été très important d’encourager la famille et les amis à participer aux services funèbres d’un être cher.

«Ils sont non seulement invités à fournir des photos et vidéos pour la célébration de vie, mais aussi à participer au montage, à être porteurs du cercueil s’il y a lieu, et même à coiffer la personne décédée lorsque le corps est exposé.»

Avant la pandémie, les salons funéraires situés à Casselman et Embrun pouvaient accueillir de 200 à 350 personnes durant les jours de visites. Aujourd’hui, COVID-19 oblige, «seulement quelques membres d’une même famille rapprochée peuvent entrer par une porte, se soumettre à un questionnaire, se désinfecter les mains, s’approcher du cercueil qui est derrière une barricade de deux mètres, et sortir par une autre porte, note monsieur Lafleur. Lors de la cérémonie, les porteurs gardent la distance prescrite grâce à de longs bâtons qui soulèvent le cercueil.»

Daniel Lafleur, directeur à la retraite de la Maison funéraire & Chapelle Lafleur, qui dessert Embrun, Casselman et Russell.

Hawkesbury

Le Salon funéraire Berthiaume et la Maison funéraire Shields Berthiaume oeuvrent à Hawkesbury, Vankleek Hill et Saint-André-Avellin. Directrice d’une des succursales, Claudia Nolin souligne qu’il est plus difficile de reporter des funérailles en Ontario qu’au Québec.  Elle explique que l’incinération est choisie dans 80 % des cas.

«À cause de la pandémie, des cérémonies virtuelles ont maintenant lieu, mais avec un maximum de 10 personnes présentes dans la chapelle, pour respecter la distanciation physique. Les autres gens intéressés peuvent suivre le rituel sur la plateforme Zoom.»

Windsor

Gabrielle Cloutier est directrice chez Janisse Funeral Home à Windsor, une maison fondée en 1895 par le pionnier canadien-français Climaque Janisse.

Elle souligne que, depuis le début de la pandémie, «les familles ont le choix d’avoir un service funéraire privé avec un maximum de dix personnes présentes sur place ou de reporter la cérémonie de célébration de la vie à une date ultérieure, post-pandémie».

À Windsor, l’augmentation du nombre d’incinérations n’a pas vraiment augmenté depuis la pandémie. «L’incinération n’exclut pas la possibilité d’enterrement, précise Gabrielle Cloutier. La majorité de nos clients choisissent le dépôt des cendres dans un cimetière plutôt que dans un columbarium.»


« La pandémie, c’est la mort des funérailles! »
David Laplante, directeur général de la Coopérative funéraire de Sudbury

Sudbury

David Laplante est directeur général de la Coopérative funéraire de Sudbury, avec des succursales à Hanmer et Chelmsford. Il explique que «le deuil a besoin de rassemblement, de caresses, de poignées de main. La pandémie, c’est la mort des funérailles!».

Le thanatologue ajoute que la distanciation physique et le contrôle chambardent les horaires, rendant le tout plus stressant pour les familles.

Il est possible de reporter les célébrations de vie, bien entendu, mais M. Laplante se demande même si elles auront lieu en 2020 ou 2021. «Le deuil ne sera plus le même, les gens se seront plus ou moins faits à l’idée de l’absence de leur être cher.»

Chaque thanatologue insiste pour dire que, virus ou non, la priorité est de toujours offrir un rituel qui permette aux familles de vivre sereinement leur deuil, de tourner la page dignement.

Est ontarien

La saison annuelle de pêche gratuite pour les familles de l'Ontario est prolongée jusqu'au 19 juillet. La  Conservation de la Nation-sud (CNS) en profite donc pour encourager les résidents de la région à aller pêcher le long de la rivière Nation et ses affluents.
Gouvernement fédéral

Le gouvernement fédéral prévoit un déficit historique de 343,2 milliards de dollars pour l’exercice financier 2020-2021. Il s’agit du déficit budgétaire le plus important, relativement au PIB, depuis la Seconde Guerre mondiale.
Casselman

Le 19 juin 2020 à 2h49, le service d'incendie de la Nation (station 100 et station 200) a été appelé à répondre à l'incendie d'un camion-citerne qui contenait des déchets organiques sur l’autoroute 417 en direction Est au marqueur 41.
Débat en français du PCC

Il est souvent difficile de déterminer qui a gagné lors des débats entre candidats d’un parti ou aux élections. Dans le cas du débat en français des candidats à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC) qui a eu lieu le soir du 17 juin, le gagnant n’était surement pas le français.
Religion

À la suite de l’annonce qui permettait aux églises de réouvrir en date du 12 juin, les six paroisses de l’unité pastorale Soleil Levant annoncent qu’une première messe aura lieu le dimanche 21 juin.

Le mystère entourant l’organisation secrète de l’Ordre de Jacques Cartier sera-t-il enfin dévoilé grâce à la websérie du jeune média franco-ontarien Le Réveil? C’est ce que nous saurons dans les semaines à venir alors que six épisodes seront mis en ligne au profit notamment des jeunes de la 4e à la 8e année. Cette série est inspirée de la bande dessinée éponyme produite en 2018 par le Réseau du patrimoine franco-ontarien (RPFO).
Golf

Un golfeur de Lively, Marc Benoît, a conçu et fabriqué un appareil permettant de jouer au golf sans devoir toucher le fanion – un élément qui facilitera le retour à ce sport en temps de distanciation physique. Cette invention, qu’il a nommée le Hole Out, est maintenant installée sur plusieurs terrains de golf à Sudbury, Timmins et Smooth Rock Falls et génère beaucoup d’intérêt, même du côté des États-Unis
Alfred-Plantagenet

La grogne commence à s’installer chez certains résidents du canton d’Alfred et Plantagenet à l’égard du piètre état de leurs routes, notamment chez des agriculteurs de la région. Le maire, Stéphane Sarrazin, évalue que leur état est similaire à celui des routes des municipalités environnantes. Un plan de gestion des actifs est prévu pour 2021.