Dès le 4 mai, la Sûreté du Québec ne procèdera plus à des points de contrôle en lien avec l’interdiction de traverser la région sociosanitaire des Laurentides, ce qui inclut Argenteuil.
Dès le 4 mai, la Sûreté du Québec ne procèdera plus à des points de contrôle en lien avec l’interdiction de traverser la région sociosanitaire des Laurentides, ce qui inclut Argenteuil.

Guilbaut annonce la fin des points de contrôle

André Farhat
EAP
La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbaut, a annoncé la fin des points de contrôle de la Sûreté du Québec dans la région sociosanitaire des Laurentides, incluant Argenteuil.  

Le 4 mai. C’est la date à laquelle seront levés les contrôles routiers aléatoires dans entre autres Argenteuil, l’ensemble des Laurentides, de l’Outaouais, à l’exception de Gatineau, et en Abitibi.  

La ministre de la Sécurité publique a appelé la population à féliciter les Québécois, tout en les appelant à respecter les consignes de santé publique déjà en place. Elle a insisté sur le fait que les gens ne peuvent pas passer de région en région, et devraient se limiter à la région où ils habitent. «Ce n'est pas le temps d'aller flâner ou d'aller dans les commerces d'une autre région simplement pour le plaisir», a dit Mme Guilbault.

Cette annonce suit le moment où de grands pans de l’économie vont redémarrer. Évidemment, cette reprise s’accompagnera d’afflux majeurs de déplacements, auxquels pourraient se mêler des touristes et des personnes possédant des résidences secondaires. 

La villégiature, un secteur de risque 

Selon Carl Péloquin, maire de Lachute et président du comité de développement économique, «la population dans Argenteuil durant l’été passe d’environ 30 000 à 55 000 personnes ». La villégiature est identifiée par tous, incluant le député fédéral Stéphane Lauzon et la députée provinciale Agnès Grondin, comme un défi majeur dans cette situation. 

Et avec des entrées tant par le Québec que l’Ontario vers d’autres régions de haute villégiature, Argenteuil demeure pour plusieurs particulièrement poreuse. Et les points de contrôle soulèvent les passions. Selon Agnès Grondin, «il y a autant de gens qui viennent me voir qui sont pour les barrages que de gens qui sont contre». 

Mme Grondin a assuré à EAP qu’elle était bien à l’affut de cette situation, et «qu’elle respectera les directives de la Direction de la Santé publique».