Les femmes constituent la majorité des rangs des professions les plus à risque, soit les plus susceptibles d’être exposées au virus
Les femmes constituent la majorité des rangs des professions les plus à risque, soit les plus susceptibles d’être exposées au virus

COVID-19: les femmes en première ligne

Alors que la crise de la COVID-19 fait la Une de tous les médias, que les secteurs scientifiques et politiques luttent ensemble pour trouver les moyens d’en sortir, une réalité se laisse facilement oublier : les conséquences sociales de la pandémie touchent plus durement les femmes, dénoncent plusieurs expertes.

Si les premières études semblent indiquer que le taux de mortalité de la COVID-19 soit plus élevé chez les hommes que chez les femmes, les conséquences à long terme de la pandémie pourraient s’avérer bien plus lourdes pour ces dernières.

Professions à risque : infirmières, aide-soignantes, femmes de ménage

Selon des données de 2018 de Statistique Canada, les femmes représentent 82 % des travailleurs de l’industrie des soins de santé et de l’assistance sociale. Infirmières, aide-soignantes, femmes de ménage, etc. : elles constituent la majorité des rangs des professions les plus à risque, soit les plus susceptibles d’être exposées au virus. C’est encore plus vrai lorsque les équipements de protection individuelle viennent à manquer.

Aussi, au Canada comme ailleurs, c’est encore principalement aux femmes qu’incombent les responsabilités familiales, notamment les soins aux enfants et aux personnes âgées. Statistique Canada observe ainsi que les femmes effectuent près des deux tiers des tâches domestiques au sein de la famille.

La fermeture des écoles, mais également l’augmentation du temps alloué aux différentes tâches ménagères en raison des nouvelles mesures d’hygiène, fait donc peser un poids plus important sur les épaules des femmes. Cela peut induire un stress conséquent et avoir des répercussions sur leur santé physique et mentale.

Des répercussions à long terme

Mais les répercussions de la crise de la COVID-19 ne s’arrêtent pas là pour les femmes. Fragilisées sur le marché de l’emploi, elles risquent de subir de plein fouet la crise économique qui s’annonce, avertit l’économiste québécoise Louise Champoux-Paillé.

Celle qui œuvre entre autres à augmenter la représentation des femmes au sein des conseils d’administration craint le pire : «On assiste aujourd’hui à de nombreuses fermetures dans des secteurs qui emploient majoritairement des femmes, comme la restauration, le tourisme ou l’éducation. Or, les femmes sont déjà défavorisées sur le marché du travail. Elles gagnent moins que leurs homologues masculins et sont plus nombreuses à occuper des postes à temps partiel, ce qui rend leur accès aux aides sociales plus difficile. Cette crise ne fera que renforcer leur précarité», présage l’économiste.

«Je m’inquiète pour leur avenir à long terme. Comment la reprise se fera-t-elle? À quel rythme? De nombreuses femmes ont perdu leur emploi ou ont dû le quitter pour s’occuper des enfants ou d’un proche malade. Comment et quand le retour au travail sera-t-il envisagé?» questionne encore Louise Champoux-Paillé.

Elle estime que les gouvernements auront un rôle à jouer dans l’après-crise afin de prendre en compte ces réalités genrées. «On sait que dans les couples, si l’un des deux doit rester à la maison, ce sera souvent la femme. Ce phénomène a des conséquences désastreuses sur l’autonomie financière des femmes et accroit leur pauvreté. Il est nécessaire que les entreprises et les gouvernements en tiennent compte dans les réponses qu’ils déploieront. La crise a des conséquences différentes sur les femmes et sur les hommes : les mesures visant à relancer l’économie devront le prendre en considération.»

Recrudescence des violences conjugales

Une autre conséquence négative du coronavirus qui affecte en majorité les femmes : l’isolement et le stress engendré par la crise entrainent une recrudescence des violences conjugales.

«Les victimes se retrouvent enfermées 24 h sur 24 avec leur conjoint violent», déplore Maïra Martin, directrice générale d’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes. «Il n’y a plus d’échappatoire possible. En temps normal, elles peuvent sortir pour aller travailler ou s’occuper des enfants. Ici, elles se retrouvent prises au piège dans un climat hautement anxiogène qui favorise l’apparition de gestes violents, et ce même dans les foyers auparavant sans violence.»

Maïra Martin insiste sur l’importance pour les victimes de demander de l’aide en cas de danger. «Les lignes d’écoute restent disponibles 24 h sur 24, 7 jours sur 7. En cas de danger, il ne faut pas hésiter à sortir et à demander de l’aide à un proche ou à un commerçant. Les centres continuent d’offrir des services par téléphone et par courriel, et les maisons d’hébergement sont toujours ouvertes. Des mesures ont été mises en place dans ces dernières semaines pour limiter la propagation du virus. Il ne faut pas rester avec un partenaire violent par peur de la maladie.»

L’exemple de l’Ebola en 2014

«À l’échelle mondiale, les femmes représentent 70 % des travailleurs de première ligne dans le secteur sanitaire et social», expose la directrice d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, dans une déclaration publiée le 23 mars.

Les conséquences à long terme de la pandémie pourraient donc être dramatiques pour les femmes du monde entier. Dans une entrevue accordée à la BBC, l’auteure et activiste féministe britannique Caroline Criado-Perez donne l’exemple de l’épidémie d’Ebola en 2014 en Afrique, où «75 % des personnes décédées étaient des femmes – non pas parce qu’elles avaient une sensibilité biologique à ce virus, mais parce que, dans l’ensemble, ce sont elles qui soignaient les malades».

«Les femmes n’étaient pas celles qui mouraient le plus à l’origine, mais les choses ont été inversées en raison de l’augmentation spectaculaire de l’exposition des femmes à la maladie et de leur plus grande probabilité d’occuper des emplois qui les mettent en danger», explique Caroline Criado-Perez.

Phumzile Mlambo-Ngcuka conclut : «L’heure est venue pour les gouvernements de reconnaitre à la fois toute l’ampleur de la contribution des femmes et la précarité d’un si grand nombre d’entre elles. […] Nous avons besoin de stratégies d’atténuation qui ciblent spécifiquement les impacts sanitaires et économiques de l’épidémie de COVID-19 sur les femmes et qui soutiennent et renforcent la résilience des femmes, comme nous l’avons vu au Libéria et ailleurs. Et pour que ces réponses soient aussi bien conçues que possible, les femmes doivent être pleinement impliquées dans leur création, être des bénéficiaires prioritaires de l’aide et des partenaires dans l’élaboration de solutions à plus long terme.»

Hawkesbury

Une institution commerciale de Hawkesbury a disparu en fumée samedi après-midi.

Les pompiers des casernes de Hawkesbury et de L'Orignal ont répondu à un appel vers 15h, le 23 mai, au sujet d'un incendie qui s’était déclaré au Marché Lacroix, situé à l’intersection des rues James et Regent. Lorsque les camions de pompiers sont arrivés, le bâtiment était déjà en train de cracher d'épais nuages de fumée.

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Fire destroys a piece of Hawkesbury"s commercial history

COVID-19

Entre le 15 janvier et le 19 mai, l’Ontario a enregistré 22 384 cas de COVID-19, dont 1919 décès. Comment les entrepreneurs en pompes funèbres ou les thanatologues tirent-ils leur épingle du jeu en ces temps de pandémie? Des experts de l’Est, du Sud et du Nord de la province témoignent.

Toutes les entreprises funèbres de la province sont régies par l’Autorité des services funéraires et cimetières de l’Ontario et sont soumises à des protocoles sévères. Cet organisme dicte des règles très strictes à suivre en temps de pandémie.

Casselman et Embrun

Le 1er mai 2020, Daniel Lafleur a vendu la Maison funéraire & Chapelle Lafleur, qui dessert Casselman, Embrun et Russell, après 45 ans comme thanatologue. Pour lui, il a toujours été très important d’encourager la famille et les amis à participer aux services funèbres d’un être cher.

«Ils sont non seulement invités à fournir des photos et vidéos pour la célébration de vie, mais aussi à participer au montage, à être porteurs du cercueil s’il y a lieu, et même à coiffer la personne décédée lorsque le corps est exposé.»

Avant la pandémie, les salons funéraires situés à Casselman et Embrun pouvaient accueillir de 200 à 350 personnes durant les jours de visites. Aujourd’hui, COVID-19 oblige, «seulement quelques membres d’une même famille rapprochée peuvent entrer par une porte, se soumettre à un questionnaire, se désinfecter les mains, s’approcher du cercueil qui est derrière une barricade de deux mètres, et sortir par une autre porte, note monsieur Lafleur. Lors de la cérémonie, les porteurs gardent la distance prescrite grâce à de longs bâtons qui soulèvent le cercueil.»

Loisirs et plein-air

Les randonneurs et cyclistes locaux et de passage seront comblés ce weekend, alors que les sentiers de la Forçet Larose rouvrent

Les Comtés unis de Prescott-Russell (CUPR), qui possèdent et gèrent la forêt, ont annoncé que certains des sentiers de la forêt Larose seront ouverts aux utilisateurs à compter du samedi 16 mai.

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Larose Forest trails open for May long weekend

Francophonie

La Fondation franco-ontarienne (FFO), en partenariat avec le trio les Chiclettes, encourage les femmes à retourner aux études grâce aux bourses du fonds «je m’aime».

La FFO a lancé, le 30 avril dernier, son fonds «je m’aime», qui favorise le retour aux études des femmes à travers des bourses en collaboration avec le trio d’artiste les Chiclettes.

Quatre autres résidents de la Maison de soins de longue durée de Pinecrest, à Plantagenet, sont décédés. 

C’est ce qu’a confirmé le Bureau de santé de l'Est de l'Ontario (BSEO), lors de son point de presse quotidien.

Lundi, le BSEO a confirmé les décès d'une sexagénaire et d'un octogénaire. 

La résidence Pinecrest est aux prises avec une flambée de la maladie depuis la fin avril.

De plus détails à suivre.

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Premières victimes de la COVID dans la région


La Ville de Hawkesbury n'organisera aucune célébration de la fête du Canada le 30 juin ou le 1er juillet en raison de la pandémie COVID-19.

Les responsables ont décidé de maintenir les directives provinciales actuelles de protection contre la pandémie qui interdisent les rassemblements publics de plus de cinq personnes «ce qui rend ces évènements impossibles pour le moment», selon un communiqué de presse municipal.

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Hawkesbury cancels Canada Day plans

Hawkesbury

Deux résidents de Hawkesbury sont accusés de trafic de drogue après une descente dans une résidence le 30 avril.

La police a exécuté un mandat de perquisition jeudi après-midi, vers 16h, dans une résidence de Regent Street à Hawkesbury. Des membres du détachement de l'OPP de Hawkesbury ainsi que de l'équipe d'intervention d'urgence (ERT) ont participé à la perquisition.

La première épidémie de COVID-19 dans une maison de retraite de la région de l'est de l'Ontario est confirmée.

Le Dr Paul Roumeliotis, médecin hygiéniste en chef du Bureau de santé de l'est de l'Ontario (BSEO), a confirmé la première éclosion de COVID-19 dans un établissement de soins de longue durée de la région. Huit résidents et trois membres du personnel de la maison de soins Pinecrest à Plantagenet ont été testés positifs pour la maladie, bien que les résidents et deux des employés de la maison de soins ne présentent pas de symptômes.

Le médecin hygiéniste en chef de l'est de l'Ontario veut remettre le programme de vaccination des nourrissons sur les rails.

«Il est temps que nous nous penchions sur la question», a déclaré Dr Paul Roumeliotis, médecin-chef du Bureau de santé de l'est de l'Ontario (BSEO), lors de sa téléconférence quotidienne avec les médias, le mercredi 22 avril.

COVID-19

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbaut, a annoncé la fin des points de contrôle de la Sûreté du Québec dans la région sociosanitaire des Laurentides, incluant Argenteuil.  

Le 4 mai. C’est la date à laquelle seront levés les contrôles routiers aléatoires dans entre autres Argenteuil, l’ensemble des Laurentides, de l’Outaouais, à l’exception de Gatineau, et en Abitibi.  

Sciences et environnement

Peut-on vivre sans plastique? Qu’en est-il pour une famille de quatre qui aime le camping, qui célèbre Noël et l’Halloween et dont les enfants vont à l’école ou à la garderie? C’est la quête dans laquelle s’est lancée la journaliste Evelyne Charuest avec Ciao plastique!, une série documentaire en trois épisodes qui sera bientôt diffusée sur les ondes d’Ici Explora. Francopresse s’est entretenu avec elle.

Francopresse : Votre expérience d’essayer de vivre sans plastique s’est étendue sur presque un an. Qu’est-ce qui a été l’élément déclencheur qui vous a donné envie de plonger dans cette aventure?

Evelyne Charuest : En fait, la série est basée sur trois évènements pour autant d’épisodes : la rentrée scolaire, des vacances en camping et la célébration de l’anniversaire de Nina [âgée de cinq ans].

L’idée a commencé à germer quand on a quitté Vancouver pour le Québec, il y a environ trois ans. Là-bas, ils sont beaucoup plus avancés en matière de tri des déchets à la source. Quand on est revenus ici, il n’y avait pas de compost, le recyclage allait tout dans un même bac; on a eu une prise de conscience affolante de la quantité de déchets qu’on produisait. Ça nous a ouvert les yeux.

J’ai aussi été inspirée par une autre série documentaire intitulée Ma vie Made in Canada, où le journaliste Frédéric Choinière tente de vivre un an en consommant exclusivement des produits 100 % canadiens.

Votre documentaire offre une plongée très intimiste dans votre vie de famille : on vous voit beaucoup, avec votre mari Glenn Franks, vos enfants Léo et Nina et le chat Moka! Pourquoi avoir choisi ce format?

Je trouvais que ça avait été peu fait jusqu’à maintenant, des expériences du genre en famille. En ligne, on en trouve des points de vue de personnes seules, habitant dans un petit appartement en ville et qui font du zéro déchet ou du zéro plastique.

C’est beaucoup plus facile quand on est seuls, parce que tout ce qui nous manque, on est les seuls à en subir les conséquences! En famille, on a des besoins de consommation différents, et je trouvais que c’était important de parler aux familles d’un point de vue qui les rejoint.

Et au final, ça n’a pas été si difficile de convaincre tout le monde, parce qu’on est tous d’accord sur l’urgence d’agir. Et si nous on ne le fait pas, si on ne le teste pas, qui le fera?

Au fil du premier épisode, on se rend compte que ça n’est toutefois pas si simple de se passer complètement de plastique! Plusieurs objets auxquels on n’aurait pas pensé en contiennent. Comment avez-vous géré cette réalité?

C’est un 3 h de nuances qu’on veut apporter! Souvent, on aime prendre des raccourcis, on aime démoniser le plastique, mais c’est faux de faire ça. La pandémie actuelle nous démontre bien que le plastique sauve des vies!

Il y a une place pour le plastique, mais dans nos vies quotidiennes beaucoup de celui qu’on utilise est superflu, on pourrait s’en passer. Par contre, dire ciao plastique complètement serait une erreur.

Les intervenants auxquels on a parlé sont tous venus nuancer de leur point de vue ce grand problème qu’est le plastique et c’est une des raisons pour lesquelles on en a encore beaucoup aujourd’hui.

D’ailleurs, on voit bien dans le premier épisode que les «alternatives» au plastique ne sont souvent pas aussi efficaces qu’on voudrait le croire.

Effectivement, les «solutions» n’en sont pas bien souvent. Par exemple, le plastique biosourcé [issu de ressources renouvelables comme des plantes] va venir contaminer la filière de recyclage parce qu’il n’a pas les mêmes propriétés que le plastique qui vient de produits pétrochimiques.

Les gens pensent qu’ils doivent le mettre au recyclage, mais c’est faux : il doit être biodégradé dans un compost spécial à part du compost municipal. Mais ça, personne ne le sait!

L’organisation qui a le pouvoir de règlementer les industries pour améliorer la situation, c’est le gouvernement fédéral. De vraiment contrôler ce qui va dans la production d’objets, c’est sûr que ça va changer quelque chose. Il faut que tout le monde soit très bien encadré, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle.

C’est plutôt sur les épaules des consommateurs que retombe le fardeau de réduire l’utilisation de plastique. Est-ce que c’est quelque chose qui est accessible à tous?

Pour moi, c’est viable parce que j’habite en ville, c’est-à-dire près des épiceries zéro déchet. Ça marche aussi parce que j’ai accès à un revenu stable, parce qu’il faut se le dire : ça coute beaucoup plus cher que d’aller à l’épicerie! Ça fonctionne parce que j’ai du temps aussi, parce que ça implique de faire plusieurs boutiques différentes comme le boucher, le boulanger, etc.

Je pense que c’est accessible, mais ce n’est malheureusement pas accessible pour tout le monde!

Ce que tout le monde peut faire par exemple, c’est d’utiliser nos objets le plus longtemps possible et de les réparer si jamais il y a un bris plutôt que de jeter. Même chose au niveau des vêtements : on est des fouineurs de Village des Valeurs, Renaissance, etc.!

On choisit aussi des produits qui sont durables, comme des ustensiles de cuisine en acier inoxydable plutôt qu’en plastique et qu’on peut acheter usagés.  

Il y a tout un marché très «bobo», luxueux qui nous incite à consommer pour éviter de consommer. Le vrai «bio», il n’est pas léché sur Instagram avec de belles couleurs assorties! Le vrai bio, il est poqué, usé, réutilisé et ce n’est pas très joli, mais c’est fonctionnel. Il faut renoncer à un certain attrait de l’esthétisme, c’est vrai pour le plastique aussi. 

Votre épopée sans plastique s’est terminée il y a quelques semaines. Qu’est-ce que vous en retenez? 

La première étape, c’est de reconsidérer chaque chose qu’on jette, parce qu’on jette du plastique allègrement! On doit garder en tête que c’est une ressource épuisable et tenter de valoriser le plastique comme tel, de se demander si on peut réutiliser avant de jeter.

Quand on commence à s’éveiller à la question du plastique, on se rend compte qu’il est partout dans notre vie! Et on ne veut pas s’en passer dans certains cas, parce que ça nous assure un confort et une qualité de vie moderne. Mais choisissons celui qui est durable, peut-être réparable et qui va durer le plus longtemps possible.

Dans le troisième épisode, on aborde la solution de responsabilité élargie du producteur. Ça devrait s’en venir au Canada, et ce que ça implique c’est que le producteur soit responsable de l’objet du début à la fin, donc les entreprises ont tout intérêt à ce que leurs produits soient réparables ou que les composantes puissent être recyclées, réutilisées au lieu de les envoyer au dépotoir.

Il y a des solutions, mais ça prend une volonté politique et pour ça, il faut que les consommateurs mettent de la pression.

Êtes-vous optimiste pour le futur?

Ça dépend des jours! Je rencontre beaucoup de gens qui sont conscientisés, qui ont envie de faire une différence. Mais d’un autre côté, notre confort est tellement extraordinaire et agréable; est-ce qu’on est vraiment prêts à s’en passer? Certains jours, j’en doute.


COVID-19

L’Hôpital général de Hawkesbury a revu ses critères d’accès au dépistage, et souhaite augmenter le nombre de citoyens testés. 

« Vous avez des symptômes ou vous êtes inquiets d’avoir été en contact avec une personne infectée? Venez vous faire tester au Centre d’évaluation de la COVID-19 à Hawkesbury, a suggéré Dre Suzanne Filion, vice-présidente, Développement et Intégration à l’Hôpital général de Hawkesbury (HGH). La prévention est la meilleure arme contre la propagation du virus.»

Le Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO) a lancé hier (le 15 avril) une carte pour localiser les cas de COVID-19 dans la région

C’est une carte chiffrée qui est accessible sur le site Internet du BSEO. Elle permet de localiser les cas de COVID-19 et leur nombre, à l’échelle de l’ensemble du territoire que dessert le BSEO.

Le Conseil de gouvernance de l’Université de l’Ontario français (UOF) annonce la nomination d’André Roy à titre de premier recteur permanent de l’établissement.


André Roy, qui entrera en fonctions officiellement le 1er aout 2020, fait son chemin dans l’administration universitaire depuis le milieu des années 2000, principalement dans des universités du Québec. Il est présentement doyen de la Faculté des arts et des sciences de l’Université Concordia, à Montréal, poste qu’il occupe depuis 2014 après un séjour de 3 ans à l’Université de Waterloo, en Ontario, à titre de doyen de la Faculté de l’environnement.

Ontario

Le gouvernement de l’Ontario a annoncé aujourd'hui (mardi 14 avril) la prolongation de l’état d’urgence de 28 jours.  Cette prolongation a été adoptée lors d’une séance extraordinaire à l’Assemblée législative à Toronto à laquelle participaient un nombre restreint d'élus.

Lors de son point de presse quotidien à Queen’s Park, le premier ministre Doug Ford a aussi précisé qu'il n'y aura donc pas de retour en classe le 4 mai, pour les élèves et les enseignants.

Les précipitations d’aujourd’hui (lundi 13 avril), combinées avec la fonte des neiges, augmentent le potentiel d’inondations dans certains secteurs situés le long du cours inférieur de la rivière des Outaouais.

 La Conservation de la Nation sud (CNS) ainsi que la Commission de planification et de régularisation de la rivière de l’Outaouais (CPRRO), ont lancé une alerte orange au cours du weekend dernier.

COVID-19

Le gouvernement de l’Ontario a annoncé ce matin (samedi 11 avril) la prolongation des  mesures d’urgences dans la province jusqu’au 23 avril, C’est le deuxième prolongement depuis la déclaration de l’état d’urgence le 17 mars.

Ainsi les lieux de travail non essentiels, les parcs en plein air ou encore les bars et restaurants n’offrant pas de service de livraison, resteront fermés au cours des deux prochaines semaines.

L’afflux des Québécois sur les magasins de l’Est ontarien devient une source d’inquiétude pour le Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO).

Lors d’une conférence de presse tenue hier, le BSEO, par le biais de son médecin hygiéniste Dr Paul Roumeliotis, a exprimé son inquiétude quant aux nombre de Québécois qui franchissent la frontière ontarienne pour magasiner.

C’est le troisième centre de dépistage dans Prescott-Russell qui vient d’ouvrir ses portes aujourd’hui à Clarence-Rockland

Le Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO), en partenariat avec l’Hôpital général de Hawkesbury  ainsi que l’équipe de santé familiale de Clarence-Rockland,  annonce l’ouverture d’un centre d’évaluation du COVID-19 à Rockland.

Prescott-Russell

«C’est un changement de priorités et de façons de consommer. Avec cette crise, c’est le temps d’aider et d’appuyer nos entrepreneurs locaux.»  

La crise de la COVID-19 s’est abattue de tout son poids sur la planète, mais aussi sur Prescott-Russell, laissant ainsi des entreprises locales en désarroi. Entre fermetures de commerce et changements de méthodes de travail, une initiative, née sur les réseaux sociaux, apporte une lueur d’espoir.

COVID-19

La Municipalité de Casselman a déclaré aujourd’hui (6 avril)  l’état d’urgence sur son territoire.

«Il était nécessaire de le faire, a déclaré le maire Daniel Lafleur. Cela permettra aux citoyens de suivre les directives et préserver la santé de tous.»

La Police provinciale de l’Ontario (PPO) est à la recherché de Thierry Saint-Denis, un homme de Casselman porté disparu depuis vendredi soir.

Les agents  du détachement du comté de Russell de la PPO se disent très inquièts pour la sécurité de l’homme de 48 ans, et demandent au public de les aider à le localiser.

Plantagenet

Le Festival de la Bine fait les frais de la crise de la COVID-19 et annule son édition 2020 qui était prévue du 18 au 20 septembre

La saison des festivals cette année dans Prescott-Russell comptera un évènement en moins. Pour cause, la COVID-19 qui fait des ravages dans ce secteur touristique, très attendu par les citoyens et les organisateurs. Le Festival de la bine de Plantagenet, a jeté l’éponge hier en annonçant l’annulation de sa dixième édition prévue du 18 au 20 septembre.

Rockland

Cédrick Guindon a été repêché en première ronde par l’Attack d’Owen Sound, une nouvelle consécration pour ce jeune hockeyeur de Rockland.

«Je n’étais jamais aussi content depuis ma médaille olympique, a lancé Cédrick Guindon. C’est un rêve qui se réalise.»

Un premier centre de dépistage à l’auto de la COVID-19 dans Prescott-Russell ouvrira demain (2 avril) dans les locaux du BSEO à Casselman.

«Je trouve cette approche géniale, elle permet une fluidité dans les tests à la COVID-19. C'est sécuritaire et rapide».

Éducation

L’Association des enseignants et enseignantes franco ontariens (AEFO) a scellé hier (le 31 mars) une entente de principe avec le gouvernement pour mettre fin à la grève.

L’AEFO a conclu cette entente après 34 jours de négociations avec le gouvernement ainsi qu’avec le conseil des associations d’employeurs (CAE), composé de l’Association des conseils scolaires des écoles publiques de l’Ontario ACÉPO) et de l’Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques (AFOCSC), pour le renouvèlement des conventions collectives des enseignants, échues depuis le 31 aout 2019