À vos marques, prêts, reculez… d’une heure vos horloges!

Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, les Canadiens ont reculé leurs horloges d’une heure. Enfin, la majorité des Canadiens. La Saskatchewan ne change jamais d’heure.

Le Canada a adopté le changement horaire depuis la Seconde Guerre mondiale. Les Allemands l’avaient déjà fait depuis 1916.

Le raisonnement qui avait mené à un tel changement était de profiter d’une plus grande période d'ensoleillement et ainsi, réduire la consommation d'énergie, selon Benjamin Franklin, le premier à l’avoir suggéré en 1784. Cependant, aujourd'hui les bénéfices énergétiques seraient marginaux, selon une étude française réalisée en 2007 et mise à jour en 2010 : on économiserait un peu sur l'éclairage, mais pas du tout sur le chauffage ou la climatisation.

De plus, la mesure a grandement perdu en popularité à tel point qu’en Europe, le Parlement européen s’est prononcé en faveur de la fin du changement d’heure d’ici 2021. Aux États-Unis également, 30 États ont déposé un projet de loi pour abolir le changement horaire.

Plus près de chez nous, la Société canadienne du sommeil affirme que, du point de vue du sommeil uniquement, il n’y a pas d’avantages à récolter. « Il n’y a rien qui améliore notre santé, ça, c'est certain », précise Roger Godbout, membre actif de l’organisation et directeur du Laboratoire et de la clinique du sommeil de l'Hôpital en santé mentale Rivière-des-Prairies à Montréal.

Qu’en est-il des changements sur notre santé mentale? En reculant l'heure, on réduit notre exposition à la lumière du jour. Mais c’est précisément celle-ci qui influence le rythme circadien, cette horloge biologique responsable de réguler toute une série de mécanismes essentiels à notre santé physique et mentale, comme les rythmes de sommeil et d'éveil, l'état de vigilance, la température corporelle, la production hormonale, etc. Par conséquent, toutes ces fonctions seraient affectées par le changement d'heure.

Y a-t-il une partie de la population plus sensible que les autres aux changements horaires? Oui, ceux dont la routine est plus rigide, dont les nourrissons, les tout-petits, les adolescents et les personnes âgées ressentiront davantage le recul d’une heure, puisque leur horaire est déterminé par l’horloge (les repas à heures fixes).

Peut-on faire quelque chose afin de diminuer ces effets négatifs? Il faudrait adapter son hygiène de sommeil spécialement autour du changement horaire et de faire attention à son alimentation, en évitant la caféine, l’alcool et d’autres stimulants en soirée, prendre des repas sains plus réguliers pour aider l’horloge biologique à s’habituer à ce nouvel horaire.

Certaines sociétés d’électricité ont aussi confirmé les taux négligeables d’économie sur l’électricité engendrés par les changements horaires. 

Hawkesbury

Une autre édition réussie pour Halloween sur la rue Main à Hawkesbury.

Halloween sur la rue Main, présentée par la Ville de Hawkesbury et la Comzac BIA de Hawkesbury, a su ravir plus de 700 enfants, le vendredi 1er novembre dernier, de 17 h à 19 h. Pour l’occasion, certains commerces ayant pignon sur rue en ont profité pour modifier leurs locaux en maisons hantées, tandis que d’autres se sont fait un plaisir d’offrir des bonbons aux enfants sous leur tente.

Fournier

Les airs doux et enchanteurs des grands classiques du fameux pianiste populaire Richard Abel retentiront dans l'imposante église de la paroisse Saint-Bernard de Fournier, le 1er décembre prochain, lors d’un concert bénéfice très intime qui promet d’être un moment féérique de la saison.

Grand passionné de musique et modeste, malgré son impressionnante carrière remplie de résonnants succès, Richard Abel n’hésite jamais à accepter une invitation pour faire part de son talent à rassembler les gens par sa virtuosité musicale. Surtout lorsqu’il s’agit de faire bénéficier un lieu de prière et patrimonial, un lieu de rencontre privilégié depuis plus de 150 ans, que représente l’église de Fournier pour ses habitants.

Alfred

Tout a commencé par une marche et une discussion, ce qui a mené à 60 ans de mariage pour Jeanine et Jacques Peladeau.

Le couple d’Alfred a célébré son 60e anniversaire de mariage en aout de cette année, avec leur famille et leurs amis. Au cours d'une entrevue à leur domicile au cours d'un après-midi d'octobre, les deux retraités se sont montrés d'accord sur la clé pour rester ensemble pendant tant d'années.

Hawkesbury

Des centaines de gens ont bravé la pluie afin de déguster un bon déjeuner, le 17 octobre dernier, au Restaurant Carole.

« Depuis 7 h ce matin, je dirais qu’on a accueilli 150 personnes, a déclaré Gilles Fournier, directeur général de Groupe Action, qui organise la campagne d’habits de neige. Lorsque vient le temps de la campagne, la température n’a pas d’effet sur l’évènement. »

Hawkesbury

Pour la plupart des gens, le bleu évoque des chansons tristes, mais pour deux artistes dont les œuvres sont exposées au Chenail, «le bleu» signifie beaucoup plus.

« Je dirais qu'au cours des dix dernières années, j'ai travaillé sur ce thème, a déclaré Lise Goulet, céramiste dont la poterie présente un thème maritime distinct. J'ai toujours l'impression que je n'en ai pas encore fini avec ça. »

Les œuvres de Goulet exposées au Chenail, dans le cadre de l'exposition Les Grands Bleus, sont une simple porcelaine blanche brillante en deux tons avec des franges bleues sur les jantes ou sur les côtés. Dans les images bleues de coquillages nautiles, les étoiles de mer, les squelettes de poissons aux rayons X et d'autres créatures aquatiques abondent.

Hawkesbury

La troupe de théâtre communautaire Le Cercle Gascon II promet une pièce qui aura de la portée.

Depuis le mois de juin, les comédiens et comédiennes du groupe travaillent avec acharnement afin de présenter la pièce Wifi or not Wifi. « Au printemps dernier, j’ai fait l’adaptation canadienne de la pièce, a déclaré Louise Laliberté, présidente de la troupe et metteure en scène de la pièce. C’est une pièce française. J’ai demandé si je pouvais l’adapter en franco-ontarien, puisqu’elle contenait des termes français qu’on n’utilise pas. »

La pièce, rédigée par Vivianne Tardivel, comprend neuf comédiens et comédiennes et se déroule au Bar de la Connection, un petit café situé en pleine campagne. C’est aussi le seul endroit où l’on peut avoir accès à Internet. « La pièce se passe dans un petit village, expliquait la présidente. Je l’ai mis dans le contexte du petit village d’Alfred, parce que je fais de la suppléance là et souvent, j’ai de la misère à avoir du Wifi, la connexion est difficile.

Il y a de ces histoires, des scénarios et des hommes qui marquent les annales. Jean-Marc Levac, propriétaire de Levac Propane, à Saint-Isidore, a écrit ses propres pages et le résultat semble parfaitement tiré d’un grand film à succès.

À la tête d’une entreprise qui gère aujourd’hui plusieurs millions de dollars par année, le sexagénaire n’en reste pas moins humble, discret et généreux. Mais comment en est-il arrivé là? Petite revue sur la vie d’un homme à qui tout réussit.

Originaire de Saint-Bernardin, le petit Jean-Marc est un garçon timide et discret qui accumule les bonnes notes à l’école. Dernier d’une fratrie de quatre filles et sept garçons, il a grandi sur la ferme familiale. Après avoir terminé ses études secondaires à Plantagenet, il décide de se trouver un travail, histoire d’avoir de l’argent de poche.

C’est à la coopérative de Saint-Isidore qu’il dénichera son premier boulot, dans le magasin. « J’étais censé retourner à mes études, mais je suis resté là. Je n’y suis pas retourné », raconte-t-il en rigolant.

À lire dans Le Carillon du 10 octobre 2019

Hawkesbury

La récolte a été abondante pour les élèves de l’École secondaire catholique régionale de Hawkesbury (ESCRH) au cours de la première semaine d’octobre.

Le matin du 2 octobre, il faisait soleil, il faisait chaud. C’était un temps idéal pour travailler dans le jardin, cueillir des tomates mûres et arracher des carottes du sol. C'est ainsi qu'une douzaine d'élèves et de membres du personnel de L’ÉSCRH ont occupé leur temps.

L'écologisation est l'un des principaux enjeux pour le candidat libertarien Darcy Neal Donnelly lors des élections fédérales de ce mois-ci.

« Premièrement, il y a l'environnement, a déclaré M. Donnelly au cours d'une entrevue lundi matin. C'est ce dont les gens me parlent pendant ma campagne de porte-à-porte. Pour moi, c'est aussi un problème important, parce que je pense à mes enfants. »

M. Donnelly a été le candidat du Parti libertarien du Canada dans la circonscription de Glengarry-Prescott-Russell lors de trois élections provinciales antérieures et d'une élection fédérale. Il a expliqué ce qui le motivait à continuer d’inscrire son nom sur le bulletin de vote.

« Si vous demandez à un parent ce qui le motive le plus, a-t-il dit, c'est de protéger ses enfants. C'est à propos des enfants. Je veux que mes enfants vivent en liberté. »

La philosophie du Parti libertarien est de réduire au minimum l'implication ou l'ingérence du gouvernement dans les affaires publiques. Les Libertariens reconnaissent qu'une certaine participation du gouvernement est nécessaire pour la sécurité publique et l'ordre social, mais que les particuliers et les entreprises doivent aussi assumer la responsabilité de leurs actes.

De retour en campagne électorale, M. Donnelly a fait remarquer qu'une gestion financière prudente et adéquate et des soins de santé publics sont les deuxième et troisième préoccupations de la plupart des gens à qui il s'adresse dans la circonscription et ses environs. Lui-même a fait de la gestion de la dette fédérale croissante une priorité pour le prochain gouvernement.

« La première chose que nous ferions, c'est de nous efforcer d'équilibrer le budget », a dit M. Donnelly, au sujet des priorités d'un gouvernement libertarien.

Une autre chose que le Parti libertarien ferait, a fait remarquer M. Donnelly, serait d'abolir l'impôt fédéral sur le revenu qui a été instauré à titre de mesure temporaire, il y a plus d'un siècle, pour régler la dette que le gouvernement canadien avait contractée à l'époque en raison de ses dépenses pendant la Première Guerre mondiale.

« Nous y mettrions fin immédiatement, ce qui rendrait la vie beaucoup plus abordable pour tous », a-t-il confié, ajoutant que la suppression de l'impôt sur le revenu ferait augmenter de 40 % le revenu annuel net d'une famille.


Rockland

L’ambiance était tendue à la Salle de spectacle Optimiste de Rockland, le 3 octobre dernier, lors d’un débat entre plusieurs candidats fédéraux de Glengarry-Prescott-Russell.

Organisé par l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO) de Prescott-Russell, le but de l’évènement était de discuter de plusieurs enjeux importants et ce, en français. « C’est important d’avoir l’occasion de discuter des enjeux qui nous touchent, en français, a déclaré Peter Hominuk, le directeur général de L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), avant le débat.

La plupart des candidats prenaient part à la soirée : Konstantine Malakos du Nouveau Parti démocratique, Marthe Lépine du Parti vert, Francis Drouin du Parti libéral, Pierre Lemieux du Parti conservateur et Jean-Jacques Desgranges, du Parti populaire du Canada. Le candidat indépendant Daniel John Fey a pour sa part choisi de ne pas participer au débat. Plutôt, il était plutôt dans la salle et s’est rendu disponible afin de répondre aux questions, à la suite du débat.

Les cinq candidats ont été invités à débattre de divers sujets, dont l’environnement, l’économie, la société, l’immigration et bien sûr, la francophonie.

Sans perdre de temps, M. Malakos a soulevé le fossé qui divise les riches des plus démunis. « C’est une élection importante, a-t-il affirmé avec vigueur. Les gens s’inquiètent des couts des médicaments et des services de base. Le fossé entre les riches et les pauvres continue de prendre de l’expansion! »

Doug Ford a été mentionné à maintes reprises par MM. Malakos et Drouin, ce qui ne semblait visiblement pas plaire conservateur Pierre Lemieux. L’ancien député a rétorqué à chaque fois, sourire aux lèvres, qu’il ne s’agissait pas de l’élection provinciale, mais bien de l’élection fédérale.

Bien que plusieurs enjeux aient été soulevés et débattus, la place du français a été un thème prédominant.  « Le français, c’est notre langue, notre culture et notre appartenance, a fait valoir le député Francis Drouin. On s’est porté à la défense de notre langue l’automne dernier, lorsque le gouvernement de Doug Ford a coupé dans les services aux Franco-Ontariens. »

Pour sa part, M. Lemieux a rappelé qu’à titre de député, il a été grandement engagé auprès de la communauté francophone. « Lorsque j’étais député de notre région, on m’a confié la mission spécifique de secrétaire parlementaire du ministre des langues officielles, a-t-il expliqué. J’ai travaillé étroitement avec des communautés francophones comme la nôtre, partout au pays. »

Tous les candidats étaient tout de même d’accord en ce qui concerne la modernisation de la loi sur les langues officielles.

La candidate du Parti vert elle, s’en est tenue essentiellement aux thèmes de prédilection de son parti, soit l’environnement et la cause sociale. « Si on veut protéger l’environnement, une très bonne solution est de favoriser les fermes familiales en protégeant leurs sources de revenus, a-t-elle déclaré. » 

L’immigration, l’environnement et la cause sociale ont été des pommes de discorde entre le candidat du Parti populaire du Canada Jean-Jacques Desgranges et les candidats libéral et néodémocrate Drouin et Malakos respectivement.  Le candidat du PPC n’a pas hésité à défendre le programme de son parti à maintes reprises, ce qui lui a aussi valu certaines huées de la part des participants.