Le ski de fond pris dans une avalanche de polémiques

Frédéric Hountondji
EAP
« Lente agonie du Centre de ski de fond et raquette La Randonnée de Brownsburg-Chatham. »

C’est le cri d’alarme d’un groupe de citoyens qui ont lancé une pétition, pour manifester leur désaccord au sujet des changements initiés par les autorités municipales de Brownsburg-Chatham concernant cette infrastructure. Ils dénoncent le fait que le réseau de pistes soit, selon eux, amputé de 45 %.

« Les pistes principales (1, 5 et 6), celles qui ont fait la renommée du centre dans les Laurentides et sont les plus achalandées, disparaissent, ont déploré les pétitionnaires. ayant à leur tête l’écrivaine Ginette Rochon. La piste 5 longeant la rivière fait l’envie de plusieurs centres. Elle était la carte postale des activités promotionnelles du centre. »

Les pétitionnaires disent s’être aperçus aussi de la disparition complète des pistes de raquette, de la diminution des jours d’ouverture et du maintien des tarifs malgré la diminution des services. Ils fustigent par ailleurs que les Loisirs relève désormais de la Voirie municipale. 

« Un centre de ski ne s’administre pas selon les mêmes barèmes qu’un dossier des Travaux publics. Sans vouloir minimiser le secteur de la voirie, ce sont deux choses différentes », a fait remarquer Mme Rochon.

Manque de volonté

Elle répète que la Ville justifie ses réformes par les trois motifs suivants : les droits de passage sur les propriétés privées qui sont échus; les normes de santé et sécurité au travail d’aujourd’hui; résoudre l’important déficit opérationnel de 51 000 $, le faisant passer à 23 500 $.  À ces arguments, les pétitionnaires opposent qu’en 40 ans d’existence du centre, il n’y aurait « jamais eu de problèmes ».

 Leur responsable soutient que les normes de santé et sécurité n’ont pas changé en un été. « Les problèmes qui ont été envisagés et qui auraient pu arriver, auraient pu être évités s’il y avait eu de la formation des employés », est d’avis Mme Rochon.

Les pétitionnaires s’estiment insatisfaits des explications fournies lors d’une rencontre avec une partie du conseil municipal. Selon eux, la Ville peut trouver des solutions pour le centre si elle le veut vraiment. Ils décident alors d’aller remettre leur pétition, qui a obtenu pour le moment quelque 300 signatures, au conseil durant sa réunion du 14 janvier prochain. Le document sera transmis aussi à la MRC d’Argenteuil.

Pour l’heure, la mairesse Catherine Trickey et son administration n’ont pas l’intention de revenir sur leur décision. « On est en train de voir avec la voirie ce qu’on peut faire », a cependant répondu Mme Trickey, lorsqu’interrogée par L’Argenteuil.