Les membres de la Fondation Jérémie Paradis, et ses parents Mélanie et Sylvain en tête, ont annoncé la tenue de leur première Journée sportive, qui aura lieu le samedi 12 septembre prochain. Cet événement est ouvert à tous et remplace cette année le Tournoi Fondation Jérémie Paradis, annulé en raison de la pandémie.
Les membres de la Fondation Jérémie Paradis, et ses parents Mélanie et Sylvain en tête, ont annoncé la tenue de leur première Journée sportive, qui aura lieu le samedi 12 septembre prochain. Cet événement est ouvert à tous et remplace cette année le Tournoi Fondation Jérémie Paradis, annulé en raison de la pandémie.

Journée sportive pour la Fondation Jérémie Paradis

André Farhat
EAP
L’année 2020 a tout bousculé, jusqu’à ses fondations. La vie de Mélanie Ladouceur et Sylvain Paradis, elle, a chaviré il y a près de six ans, lorsque leur fils Jérémie est décédé dans un accident. La fondation qui porte son nom en est à sa troisième année, et son événement phare a dû être revu selon une formule plutôt originale.

L’important, c’est de participer, veut le vieil adage. Et c’est ce que la Fondation Jérémie Paradis souhaite que les gens fassent, le samedi 12 septembre prochain, lors de sa Journée sportive Fondation Jérémie Paradis. L’exercice est simple : faire du sport – peu importe lequel –, publier une photo de ses efforts sur la page Facebook de la Fondation, et faire un don au montant de son choix sur la page de sociofinancement GoFundMe de l'événement.  

L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse le 25 août. 

Comme le golf est le point de départ de la Fondation, le Club de golf Lachute a offert de nombreuses rondes de golf, pour 240 participants. Une portion de la vente de ces rondes reviendra à la Fondation. Au moment de la publication de cet article, il restait quelques places. 

Les donateurs courront la chance de gagner un des cinq prix offerts par des commerçants de la région. Le premier prix est un crédit vélo de 1000 $ d’Aventure 78. Les propriétaires de la boutique de sport, déménagée depuis ce printemps sur la rue Principale à Lachute, ont un lien très intime avec la Fondation. « On connaît très bien Mélanie et Sylvain, et on connaissait très bien Jérémie, alors on est là depuis le début », a dit Monika Charlebois, copropriétaire de la boutique avec  son conjoint Simon Beauchamp. 

Lors de ses deux premières années d’existence, la Fondation avait amassé des fonds par la voie d’un tournoi de golf qui a dépassé les attentes des organisateurs. Or, comme l’a indiqué Mélanie Ladouceur, « [la COVID-19] nous a coûté notre seule source de financement, soit la troisième édition du tournoi de golf. » Lors des deux premières, la Fondation avait amassé au-delà de 80 000 $. Jusqu’ici, elle a redistribué plus de 50 000$ de cette somme pour diverses initiatives consacrés aux jeunes de la MRC d’Argenteuil. On peut citer en exemple la création d’une bibliothèque sportive à Saint-André-d’Argenteuil, dotée d’équipement varié comme des raquettes, skis de fond et matériel de hockey. La Fondation a également aidé trois jeunes athlètes de haut niveau à poursuivre leur évolution, en gymnastique, au soccer et au hockey. 

La directrice générale du Centre de pédiatrie sociale en communauté d’Argenteuil, Annie Reddy, a vanté le travail et la capacité d’adaptation de la Fondation.

Annie Reddy, directrice générale du Centre de pédiatrie sociale en communauté d’Argenteuil (CPSCA), était présente à la conférence de presse, et Mélanie Ladouceur l’a invitée à prendre la parole. « Jérémie est une étoile quelque part qui en fait briller tant d’autres », a-t-elle déclaré, émue. Le CPSCA, qui joue un rôle important dans le soutien à la jeunesse d’Argenteuil, est un des bénéficiaires des activités de la Fondation, et Mme Reddy a tenu a souligné le travail jusqu’ici accompli par l’équipe dans les circonstances. « On voit comment ça peut évoluer, une fondation », a-t-elle fait remarquer.  

Sylvain Paradis a confié à L’Argenteuil l’esprit lumineux qui animait son fils, fervent amateur de sport. « Au hockey, il a presque toujours été capitaine, parce qu’il était travaillant, qu’il ne lâchait pas », s’est-il rappelé, ému. « C’était son sport préféré, mais il n’était pas question pour lui de ne pas jouer au baseball l’été. » 

Tout comme sa femme, M. Paradis a insisté sur ce message. « Dans tout événement négatif, il faut trouver du positif. »  

Pour plus de détails sur la Journée sportive et les façons de participer et faire un don, allez sur la page Facebook de la Fondation Jérémie Paradis