Le Dr Ignace Philippe Semmelweis (1818-1965) a révolutionné la médecine et l’hygiène mondiale, en montrant que le lavage des mains pouvait freiner la transmission des microbes. Google lui a rendu hommage le 20 mars 2020, grâce à un doodle.
Le Dr Ignace Philippe Semmelweis (1818-1965) a révolutionné la médecine et l’hygiène mondiale, en montrant que le lavage des mains pouvait freiner la transmission des microbes. Google lui a rendu hommage le 20 mars 2020, grâce à un doodle.

Hygiène publique: remerciez Ignace

André Farhat
EAP
Qui est Ignace Semmelweis? Dans son tout dernier Doodle, Google célèbre cet obstétricien venu de Hongrie, décédé il y a plus de 150 ans. Qu’est-ce qui lui vaut tant d’attention? Et pourquoi devriez-vous l’écouter? Au doigt et à l’œil.

Il fut une époque où un médecin pouvait pratiquer une autopsie et un accouchement dans le même avant-midi. Juste avant le lunch. Au milieu du 19e siècle, la fièvre puerpérale fauchait bien des femmes accouchantes.

En devenant médecin résident chef du département d’obstétrique de l’hôpital de Vienne, le 20 mars 1847, le docteur Ignace Philippe Semmelweis allait changer la médecine et l’hygiène mondiale – tout en s’aliénant la communauté médicale.

Par une série d’observations et d’un raisonnement scientifique entêté, le Dr Semmelweis en arriva à conclure qu’on pouvait freiner la propagation en se désinfectant les mains grâce à un lavage adéquat. Cette pratique eut un effet radical, : le taux d’infection dans le service de maternité qu’il dirigeait chuta de façon spectaculaire, passant de 18% à 1% de cas d’infections.

En développant sa théorie microbienne, Louis Pasteur, autrement plus connu, s’appuya d’ailleurs sur les découvertes de Sammelweis.

Mains propres, mort tragique

Comme bien des pionniers, Ignace Philippe Semmelweis fut davantage perçu comme un hérétique qu’un véritable innovateur. Lui qui, selon l’auteur français Louis-Ferdinand Céline, un de ses admirateurs, traitaient d’assassins ses collègues qui refusaient d’appliquer ces règles d’hygiène, mourut seul dans un asile viennois, âgé d’à peine 47 ans.

Toutefois, ses percées ont survécu et semblent aujourd’hui plus pertinentes que jamais. L’université de médecine de Budapest, en Hongrie, porte depuis 1969 son nom.

Découvrez le doodle de Google rendant hommage à Ignace Philippe Semmelweis.