Des objets inattendus prennent parfois en otage les bacs de recyclage
Des objets inattendus prennent parfois en otage les bacs de recyclage

Des armes au fond des bacs de recyclage

Frédéric Hountondji
EAP
Des armes et des cartouches dans les bacs de recyclage. C’est l’une des surprises avec lesquelles doivent composer les travailleurs de Tricentris.

« C’est important de rappeler les cinq matières qui sont le papier, le carton, le plastique, le métal et le verre. Et seuls les contenants, les emballages, les imprimés sont acceptés, a insisté Grégory Pratte, chargé de projet et responsable des relations publiques chez Tricentris à Lachute.  Lors de la journée portes ouvertes, tenue par l’organisation qui trie et met en marché, grâce à ses trois succursales (Terrebonne, Gatineau et Lachute), près de 215 000 tonnes métriques de matières recyclables chaque année, l’accent a été mis sur l’importance d’un bon tri à la source.

60 000 canettes dans les bacs

 « Des appareils photo, des armes, des orthèses, des fusées, des tapis, des cordes à linge, des chaises, des extensions électriques... Ce sont des trucs qu’on retrouve au bac de recyclage et qui ne devraient pas normalement y être », a défendu M. Pratte, qui révèle qu’on y découvre également des vibrateurs.

 Le chargé de projet ne s’explique pas, aussi, la présence des canettes. « Des canettes qui sont consignées, les gens les jettent au bac, a-t-il fait remarquer. Par semaine on reçoit 60 000 canettes et ici, à Lachute, quelque 20 000 par semaine. »

L’objectif de la journée portes ouvertes était également de faire connaitre les activités du centre, dont la succursale lachutoise emploie une centaine de personnes. « Grâce aux trieurs et aux différents équipements, on arrive à produire des ballots de qualité qui permettent que les matières soient recyclées localement, a relevé M. Pratte. L’objectif est que le recyclage se fasse localement, que notre matière reste chez nous et qu’on arrête de l’envoyer ailleurs. On travaille avec des entreprises québécoises et c’est exactement ce qu’on voulait. »