Le conseiller de Grenville-sur-la-Rouge, Ron Moran, et les membres du conseil,  ont l'intention de limiter à une seule zone les élevages commerciaux de cerfs opérant à l'intérieur des limites du village, afin de limiter le risque de propagation de la maladie du dépérissement chronique aux troupeaux de cerfs indigènes
Le conseiller de Grenville-sur-la-Rouge, Ron Moran, et les membres du conseil, ont l'intention de limiter à une seule zone les élevages commerciaux de cerfs opérant à l'intérieur des limites du village, afin de limiter le risque de propagation de la maladie du dépérissement chronique aux troupeaux de cerfs indigènes

Bientôt un arrêté municipal sur les fermes de chevreuils à GSLR

Gregg Chamberlain
EAP
Les fermes de chevreuils n’occuperont plus qu’une partie limitée du paysage agricole dans la région de Grenville-sur-la-Rouge.

On s'attend à ce qu'un amendement à un règlement local, visant à interdire les fermes commerciales de cerfs dans toutes les zones sauf une seule de la municipalité de Québec, soit adopté sans discussion ou opposition à la séance du conseil du village du 12 novembre. L'objectif est d'aider à protéger la population de cerfs indigènes du Québec contre la maladie du dépérissement chronique, après qu'un cas de la maladie ait été signalé dans un élevage commercial de cerfs, dans une autre municipalité de la région de l'Outaouais, au Québec.

Une demi-douzaine de résidants ont assisté à une assemblée de consultation publique, le jeudi 7 novembre en soirée, sur le projet de modification du règlement. La principale préoccupation exprimée était à savoir quel niveau d'autorité le règlement municipal aurait en matière de protection de l'environnement.

« Si quelqu'un veut avoir une ferme de chevreuils, a déclaré Robin Andrews, il faut qu'il y ait des règlements environnementaux. »

Le conseiller Ron Moran a fait remarquer que le gouvernement provincial enquête sur la situation de l'encéphalopathie des cervidés, y compris les tests de dépistage de la maladie du dépérissement chronique dans toutes les fermes de chevreuils de la région. Jusqu'à présent, plus de 900 échantillons ont été récoltés pour les tests, avec des résultats négatifs pour près de 700 de ces tests.

Toutes les fermes commerciales de cervidés en exploitation sont également tenues de respecter les normes fédérales de décontamination pour demeurer ouvertes. Le maire a fait remarquer que l'Ontario a appris sa leçon dans le passé en s'occupant de projets commerciaux et industriels qui pourraient comporter des risques futurs.

Le conseiller Moran a fait remarquer que les règlements environnementaux actuels de l'Ontario exigent un dépôt important de la part des entreprises de la province, contre tout cout potentiel de décontamination des terrains. Il a également fait remarquer que le dépôt initial signifie que la province n'est pas pénalisée pour la totalité des couts de nettoyage, dans les cas où l'entreprise propriétaire du terrain déclare faillite.

Mais à l'heure actuelle, la compétence municipale sur la situation s'étend simplement à la restriction de l'endroit où une ferme de chevreuils peut être exploitée et à l'imposition de certaines conditions à la planification du site, pour assurer la sécurité et le confinement.

« Surtout en ce qui concerne les doubles clôtures, a déclaré le conseiller Moran. Nous allons insister pour une double clôture. »

« Nous sommes limités, a déclaré M. Moran, à propos de la rigueur du règlement municipal modifié. Mais nous poussons, parce que nous ne voulons pas être coincés avec un problème (financier). »