Place du citoyen à Brownsburg-Chatham : manifestation ce soir

André Farhat
EAP
L’ancien maire de Brownsburg-Chatham, Georges Dinel, et plusieurs citoyens se réunissent ce soir, le 9 juillet, pour manifester leur désapprobation face au projet de place du citoyen de la municipalité, et surtout pour contester les méthodes utilisées par l’administration Trickey.

«Ce sont des entourloupettes pour bloquer ceux qui sont contre le projet », a clamé Georges Dinel, en conversation ce matin avec L’Argenteuil. M. Dinel, qui a été maire de Brownsburg-Chatham de 2009 à 2013, s’en prend d’abord à la façon de faire de la mairesse Catherine Trickey, qui selon lui, «a fait des entourloupettes pour séduire les gens en temps de COVID-19».

M. Dinel a donc lancé un appel à tous, et donnera un rassemblement et une conférence de presse le jeudi 9 juillet, à 19h, en compagnie d’opposants au projet tel qu’il a été amené. 

La dernière mouture du projet de Place du citoyen a été dévoilée la semaine dernière. Il est pour le moins controversé, dans la ville résultant des fusions de plusieurs municipalités, dont Saint-Philippe, Cushing et Marelan, toute à l’ouest du centre-ville de Brownsburg-Chatham.  

L’emplacement d’une éventuelle place du citoyen sera sur le terrain vacant, non loin de l’aréna et de la place publique. C’est d’ailleurs là que se réuniront les opposants au projet pour la manifestation et la conférence de M. Dinel tiendra sa conférence de presse.  

M. Dinel a affirmé à L’Argenteuil que le sondage produit par Mme Trickey «ne présente que les résultats des gens qui sont pour le projet, pas ceux qui sont contre. » Il dénonce également le fait que la contestation du règlement d’emprunt soit particulièrement compliquée, dans le sillon des mesures de confinement en place jusqu’au 4 juillet dernier. « On demande que la Ville mette sur les deux panneaux électroniques – de Brownsburg et Saint-Philippe – comment on fait pour contester le règlement d’emprunt, donc l’adresse du site Internet et les procédures. 

La municipalité a organisé une soirée d’information virtuelle sur le sujet le 3 juillet, à quatre jours d’avis, et une «mêlée de presse» téléphonique pour les médias le 6 juillet, à seulement trois heures d’avis. On nous a candidement avoué que cet appel avait été organisé ce jour-là parce que la tombée des journaux locaux était le lendemain.