Certains automobilistes continuent de mettre les vies d'enfants en danger, malgré les consignes, selon Gilles Laplante, de 417 Bus Line de Casselman.
Certains automobilistes continuent de mettre les vies d'enfants en danger, malgré les consignes, selon Gilles Laplante, de 417 Bus Line de Casselman.

Certains automobilistes continuent de mettre des vies en danger

Olivier Frégeau
EAP
Malgré la sensibilisation au sujet des règles entourant les autobus scolaires, des automobilistes continuent de mettre les vies d’enfants en danger.

«Non seulement ne pas respecter la signalisation routière des autobus scolaires coûte très cher en termes de points d’inaptitude et d’amendes, mais dans un autre contexte encore plus grave, si jamais une personne frappe un enfant en lui terminant ses jours, elle l’aura sur sa conscience pour le restant de sa vie », a déclaré Gilles Laplante, propriétaire et directeur de 417 Bus Line à Casselman.

Chaque semaine, celui-ci reçoit au moins deux plaintes de chauffeurs qui sont témoins de situations qui pourraient coûter la vie à des enfants. Parmi les différents cas, l’impatience des automobilistes est la problématique qui revient sur une base régulière. Ainsi, les fautifs tenteront par tous les moyens possibles de dépasser un autobus en pleine signalisation laissant le passage à des enfants.

M. Laplante, dont l’entreprise dessert Prescott-Russell et la région d’Ottawa-Est, a raconté qu’il arrive que des contrevenants accélèrent au moment où un autobus active ses feux intermittents pour indiquer que les automobilistes doivent s’arrêter. D’autres tentent de passer un autobus au moment où les enfants finissent de traverser la rue, même si le bras d’arrêt et les feux sont en marche. Le propriétaire de 417 Bus Line a aussi mentionné que des conducteurs ont déjà dépassé un autobus dans une route achalandée d’une zone rurale par le côté droit, là où l’on retrouve la porte pour entrer dans le véhicule.

«Une fois, alors qu’un autobus était en arrêt en plein signaux, des véhicules ont décidé de le dépasser au moment où l’enfant est entré dans le véhicule. Les conducteurs ne pouvaient pas devancer l’autobus par la gauche parce que la route était achalandée, ce qui fait qu’ils ont passé par la droite, ce qui est effrayant et extrême», s’est-il exclamé.

Problématique stable

Malgré tout, M. Laplante estime que la problématique demeure stable.  Selon ce dernier, les campagnes de sensibilisation ont grandement aidé à réduire le nombre de situations dangereuses.

Cependant, il a ajouté que plusieurs personnes ne respectent toujours pas les lois et qu’un cas est un cas de trop. Il a tenu à lancer un message aux fautifs impatients en leur mentionnant qu’on n’est jamais pressé pour tuer une personne. «On n’est jamais assez pressé pour se donner le droit d’ôter la vie à quelqu’un», a-t-il conclu.

Le Code de la sécurité routière de l’Ontario indique que les automobilistes doivent garder une distance de 20 mètres à l’avant et à l’arrière d’un autobus scolaire qui arrête la circulation dans une route sans terreplein central. Ainsi, ils doivent s’immobiliser tant que les feux n’ont pas cessé de clignoter, que le bras d’arrêt n’est pas replié ou que l’autobus ne s’est pas remis en route.