Maurice Dalrymple (front) and his fellow barbers, Robert Beauchamp and Denis Gervais are ready to take it easy now at Dalyrymple’s Barber Shop. The shop is closing after 60 years of providing tonsorial service to local residents.
Maurice Dalrymple (front) and his fellow barbers, Robert Beauchamp and Denis Gervais are ready to take it easy now at Dalyrymple’s Barber Shop. The shop is closing after 60 years of providing tonsorial service to local residents.

Soixante ans de coupes de cheveux chez Dalrymple's

Gregg Chamberlain
EAP
Maurice Dalrymple connaît la valeur d'une bonne coupe de cheveux.

«La première coupe de cheveux que j'ai faite pour un adulte à Rockland 65 cents, dit-il en souriant. Et pour un enfant, 25 cents.» 

C'était il y a 60 ans, lorsque le Dalrymple's Barber Shop a ouvert ses portes à Rockland. À l'époque, les cheveux courts étaient la norme pour tous les hommes et les garçons qui se présentaient dans la boutique de Maurice Dalrymple, rue Laurier. 

Les temps et les styles ont changé depuis, tout comme les prix. Mais une bonne coupe de cheveux, Dalrymple le sait, peut aider une personne à se sentir bien. Dalrymple's Barber Shop a toujours été un endroit où une personne pouvait aller pour se sentir bien dans sa peau à un bon prix. 

Aujourd'hui, après 60 ans, le Dalrymple's Barber Shop est fermé. La barre de barbier rotative rouge et blanche qui pendait à l'extérieur du magasin depuis l'ouverture de Dalrymple's Barber Shop aura un nouveau domicile au salon Unik Style de Vankleek Hill. 

Maurice Dalrymple est lui-même devenu le dernier client à recevoir une coupe dans son magasin, grâce à ses collègues barbiers, Robert Beauchamp et Denis Gervais. À eux trois, ils cumulent 174 ans d'expérience dans l'art de la tonsure. 

Ils ont tous commencé le métier de barbier à l'âge de 16 ans. Dalrymple et Beauchamp, tous deux de la région de Clarence-Rockland, ont fréquenté ensemble l'école de barbier Moreau de Montréal. Gervais a appris le métier à Kapuskasing. Devenir barbier lui semblait une bonne alternative à l'agriculture ou à la construction, car tout le monde avait besoin d'une coupe de cheveux. 

«Ce n'était jamais une corvée de venir travailler», dit M. Dalrymple, en souriant, en se rappelant toutes les années passées dans son salon de coiffure. 

Il a perdu le compte du nombre de personnes qui se sont assises dans son fauteuil pour une coupe de cheveux. Mais il connaît le meilleur conseil qu'il puisse donner après des années passées à écouter les gens parler pendant qu'il leur coupait les cheveux. 

«Faites quelque chose que vous aimez, a dit Dalrymple, et alors vous serez heureux.»