Les médias ont visité une clinique de vaccination dans la région vendredi.
Les médias ont visité une clinique de vaccination dans la région vendredi.

Portes ouvertes sur les cliniques de vaccination de masse

Stephen Jeffery
EAP
Dans un passé pas si lointain, les arénas de la région étaient remplis d’athlètes et d'admirateurs enthousiastes qui les regardaient depuis les estrades. La situation sans précédent qui touche le Canada depuis plus d'un an nous donne des images beaucoup moins reluisantes alors que le processus de vaccination de masse a été mis en branle avec le groupe prioritaire de 80 ans et plus dans les six arénas d’ici.  

Les arénas de Rockland, Hawkesbury, Casselman, Cornwall, Winchester et Alexandria ont été transformés en centres de vaccination de masse afin d’accélérer le processus. Trente-sept cliniques de ce type sont prévues dans la région d’ici la première semaine d'avril, et d'autres sont attendues après le 12 avril, à mesure que l'approvisionnement en vaccins augmente.  

Le Bureau de santé de l'est de l'Ontario (BSEO) a invité les membres des médias à une visite guidée de la clinique à l'aréna Jean-Marc Lalonde de Rockland, vendredi. La visite du bâtiment avait pour but de donner un aperçu du processus de vaccination et de ce à quoi le grand public peut s'attendre lorsque viendra le temps de recevoir une dose. Ce sont les personnes âgées de 80 ans et plus qui ont eu les places aux premières loges pour entamer la campagne de masse.  

Les tribunes sont délimitées, l'équipement sportif a été remplacé par des tables et des chaises et des personnes masquées font la queue pour recevoir une dose de vaccin COVID-19. 

Le Dr Paul Roumeliotis, médecin hygiéniste du Bureau de santé de l'est de l'Ontario (BSEO), visite une clinique de vaccination vendredi.

Processus bien établi

Tout le processus est règlementé : les patients entrent dans l'aréna par une seule entrée, passent par une station de dépistage avant de se rendre à un bureau d'enregistrement, où leur rendez-vous et leur nom seront confirmés. Ils sont ensuite conduits à l'étage principal de l'aréna, qui est divisé en stations de vaccination, ainsi qu'en zones d'attente.

Contrairement aux campagnes de vaccination précédentes, en raison de la facilité avec laquelle le virus se propage, la capacité dans les zones d’attente est limitée. Les postes de vaccination et les zones d'attente sont espacés afin de limiter les contacts entre les patients pendant le processus. Une fois qu'une personne a reçu son vaccin, elle devra attendre dans une zone désignée pour s'assurer que la dose n'a pas d'effets secondaires immédiats, avant d'être autorisée à quitter par une sortie séparée.  Si tout se déroule bien, on estime que toute personne voulant recevoir le vaccin le sera avant la fin mai.

Défi logistique

L'aréna de Rockland sera éventuellement équipé pour accueillir 20 vaccinateurs à la fois, mais vendredi, la capacité a été limitée pour maximiser l'accessibilité des personnes âgées recevant les doses. Dix stations ont été installées pendant la tournée. Les besoins en personnel sont criants et vont bien au-delà de ceux qui administrent les doses alors que des personnes sont assignées pour enregistrer et guider les patients. 

De plus, le médecin hygiéniste du BSEO, le Dr Paul Roumeliotis, qui a dirigé la visite, a estimé que deux employés supplémentaires étaient nécessaires pour chaque vaccinateur. Une station spéciale a été installée dans l'aréna pour les «chargeurs», des spécialistes qui préparent et manipulent les doses de vaccin Pfizer-BioNTech. 

Le BSEO a lancé une campagne de recrutement pour aider à doter en personnel les sites de la région. «Nous avons des personnes qui sont bénévoles et des personnes qui travaillent pour nous, nous avons des promoteurs de la santé et des personnes qui travaillent dans notre département informatique, a déclaré le Dr Roumeliotis, qui aspire à donner entre 6000 et 7000 vaccins par jour. 


Le Dr Paul Roumeliotis, médecin hygiéniste du Bureau de santé de l'est de l'Ontario (BSEO), visite une clinique de vaccination vendredi.

Les municipalités ont contribué à améliorer l'accessibilité aux arénas pour les personnes âgées qui arrivent pour recevoir leur dose. À Rockland, le Dr Roumeliotis a indiqué que la ville avait démoli une partie des trottoirs près de l'entrée pour créer des rampes d'accès au bâtiment. 

La planification de ces cliniques a commencé bien avant l'arrivée des vaccins, mais des problèmes d'approvisionnement et d'information auraient empêché la mise en œuvre plus rapidement. «Nous avions ce plan sur papier, le problème était que nous ne recevions pas assez de vaccins, a déclaré le Dr Roumeliotis. Le mardi ou le mercredi, nous apprenons ce que nous recevrons le lundi suivant, il est donc très difficile de planifier. Samedi dernier, nous recevions des allocations pour un mois.»  Au Québec, le processus de vaccination de masse est enclenché depuis près d’un mois. 

Le Dr Paul Roumeliotis, médecin hygiéniste du Bureau de santé de l'est de l'Ontario (BSEO), visite une clinique de vaccination vendredi.

Le BSEO s'attendait à recevoir 4800 doses par semaine au cours des quatre prochaines semaines. Plus de 18 500 vaccins avaient été administrés dans la région jusqu'à présent à la fin de la semaine dernière, tandis que 5000 personnes âgées de 80 ans et plus s'étaient inscrites pour être vaccinées sur le système de réservation en ligne de la province. Ce nombre devrait augmenter cette semaine, la province ouvrant les réservations aux personnes âgées de 75 ans et plus.

L'avenir

Si le nombre d'arrivées de vaccins continue d'augmenter, le Dr Roumeliotis est optimiste et pense qu'un pourcentage «significatif» de la population adulte pourrait recevoir au moins sa première dose d'ici le début du mois de mai.  

«Il n'est pas encore temps pour nous de laisser tomber les masques, nous avons encore du chemin à parcourir, a-t-il déclaré. Nous devons utiliser le vaccin comme une source d'inspiration.» Les variants du COVID ayant augmenté dans la région, le combat n’est point terminé.