Les candidats locaux débattent des soins de santé

Christopher Smith
Christopher Smith
EAP
Le débat des candidats locaux a été enregistré et diffusé sur Rogers TV, ainsi que téléchargé sur leur chaîne YouTube.

Le 8 septembre, les candidats locaux de Glengarry-Prescott-Russell sont montés sur scène pour débattre des questions soulevées pendant l'élection.

Le candidat du NPD Konstantine Malakos a reçu la dernière question sur ce qu'il ferait pour améliorer les soins de santé généraux au Canada, qui ont été relégués au second plan pendant la campagne en raison de la pandémie de COVID-19. M. Malakos a déclaré que les transferts fédéraux pour les soins de santé aux provinces s'élevaient à 50 % et que ce montant a diminué pendant le dernier gouvernement conservateur de M. Harper, et que M. Trudeau a négligé d'inverser les réductions malgré sa promesse de le faire.

Le gouvernement fédéral contribue à hauteur de 22 % aux soins de santé, ce qui, selon M. Malakos, a entraîné une détérioration des soins de santé. Il a déclaré que le Canada a besoin de plus de médecins dans les communautés rurales, et que les soins dentaires, l'optométrie et les services de santé mentale devraient faire partie des soins de santé universels.

Le candidat libéral M. Francis Drouin n'est pas d'accord, affirmant que le gouvernement fédéral a payé 80 % des soins de santé pendant la pandémie, et que les libéraux proposent d'investir dans 7500 postes de médecins et d'infirmières en milieu rural, d'égaliser les soins de santé des deux côtés de la frontière Ontario-Québec et de transférer 6,5 milliards de dollars pour la santé mentale.

La candidate conservatrice Mme Susan McArthur a fait remarquer que Justin Trudeau «essaie de faire le travail de tout le monde, mais jamais le sien», en disant aux gouvernements provinciaux ce qu'ils devraient faire en matière de soins de longue durée, de soins de santé et d'embauche de médecins, au lieu de prêter attention aux frontières nationales et de fixer des montants de transfert raisonnables aux provinces.

M. Drouin a répliqué à l'argument de Mme McArthur selon lequel, lorsque des membres de la collectivité demandent à la Croix-Rouge et à l'armée de venir dans la collectivité pour remplacer les médecins, les infirmières et les préposés aux services de soutien à la personne, cela devient une question fédérale. Il a ajouté que les libéraux prévoient de payer les préposés aux services de soutien à la personne 25 $ l'heure, car ils travaillent fort et méritent un salaire qui le reflète. M. Malakos a ajouté que les foyers de soins de longue durée devaient également être dotés d'un personnel adéquat afin que les employés ne soient pas surmenés jusqu'à l'épuisement.

M. Malakos a fait valoir que non seulement le gouvernement fédéral doit établir des normes nationales pour les soins de longue durée, mais que les soins de longue durée devraient faire partie des soins de santé universels. Il a déclaré que les maisons de soins de longue durée à but lucratif ont profité de la pandémie en réduisant les coûts au détriment des personnes qu'elles étaient censées servir. Il a fait remarquer que 80 % des décès au début de la pandémie se sont produits dans des foyers de soins de longue durée. Il a déclaré que cela était dû au fait que les résidences de soins de longue durée étaient surchargées de travail et manquaient de personnel, pour faire plus d'argent. Il a accusé ces sociétés d'escroquer les personnes âgées et handicapées qui dépendaient d'elles.

Mme McArthur a critiqué l'argument de M. Drouin, affirmant que si le gouvernement fédéral avait contrôlé les frontières au début de la pandémie et disposait d'un stock stratégique au lieu de rien, le Canada ne se serait peut-être pas retrouvé en difficulté. Selon M. Drouin, le monde entier a échoué d'une certaine manière face à la pandémie, et les conservateurs et Mme McArthur ont tort de dire que le Canada était censé faire mieux que les autres. Le gouvernement a fait de son mieux pour soutenir les travailleurs, les entreprises et les Canadiens.

M. Malakos a changé de sujet pour parler de la prochaine pandémie. Il a dit qu'il y avait une entreprise canadienne publique qui faisait de la recherche nationale sur les maladies, les médicaments et les vaccins, mais qu'elle avait été vendue par Brian Mulroney et qu'aucun des gouvernements successifs n'avait fait quoi que ce soit pour la ramener. Mme McArthur a répondu que la société s'appelait Connaught Biosciences, qui existe toujours à Toronto, et que le vrai problème est que M. Trudeau n'a aucune relation avec les sociétés pharmaceutiques. Son premier arrêt pour les vaccins a été CanSino Biologics, une entreprise chinoise.

M. Drouin a fait valoir que le Canada est maintenant numéro un en matière de taux de vaccination, que le gouvernement libéral a signé des contrats avec Moderna et Pfizer, et que Moderna propose de construire une usine de production au Canada. M. Malakos a fait valoir que ces entreprises pourraient quitter le pays à l'avenir, car les entreprises privées ne sont pas liées au pays d'une manière autre que le profit.

Selon M. Malakos, le Canada ne devrait pas se tourner vers les entreprises privées pour résoudre ses problèmes. Les infrastructures essentielles devraient provenir des sociétés d'État, a-t-il dit, dont le principal actionnaire est le gouvernement canadien, car les entreprises privées doivent faire allégeance à leurs actionnaires et s'efforcent de faire le plus d'argent possible. Il a ajouté que lorsque les choses sont essentielles, le seul objectif devrait être les résultats.