Des Fêtes plus exigeantes pour les banques alimentaires

Olivier Frégeau
La Banque alimentaire C.C.S, qui dessert Casselman, Crysler et Saint-Albert, ainsi que la Banque alimentaire Bons Voisins, qui dessert les secteurs d’Embrun et de Russell, connaitront une période plus chargée qu’à l’habitude pour le temps des Fêtes.

Pandémie oblige, le nombre de personnes ayant besoin des services des banques alimentaires a augmenté. Pour la période des Fêtes de l’année dernière, la Banque alimentaire C.C.S avait préparé 90 paniers de Noël. Cette année, ce nombre grimpera à 260 paniers de Noël, soit presque trois fois plus que l’an dernier.

 «Les gens ont perdu leurs emplois. D’autres familles arrivent aussi dans le coin, mais c’est plutôt la pandémie qui fait que les besoins alimentaires deviennent plus grands», a expliqué Diane Perreault, directrice de la Banque alimentaire C.C.S. Pour la période des Fêtes, tout indique que les bénévoles de la banque alimentaire travailleront d’arrachepied.

Néanmoins, Mme Perreault peut compter sur l’aide de la population et des commerçants, car elle ne prévoit pas manquer de stock pour combler les besoins. «On doit dire que les gens, les commerces et les organismes sont très généreux envers notre banque alimentaire», a-t-elle fait valoir.

Parmi les généreux, il y en a quelques-uns qui ont décidé de répondre à l’appel cette année en s’engageant pour la première fois. Ainsi, ils sont une quinzaine de commerces et organismes à contribuer des denrées alimentaires ou de l’argent. C’est sans oublier la population, qui s’investit également.

Les paniers de Noël seront distribués du 21 au 24 décembre. Cette année, pour des raisons de sécurité, les demandeurs ne pourront pas entrer dans la banque et devront aller chercher leurs paniers à l’extérieur.

Secteur d’Embrun-Russell

À la Banque alimentaire Bons Voisins, on prévoit aussi un temps des Fêtes chargé. Si on n’anticipe pas que l’augmentation de la demande soit criante —on prévoit préparer entre 125 et 150 paniers pour le mois de décembre plutôt que 90 —, la pandémie a quand même forcé les responsables des banques alimentaires à changer les habitudes de travail.

«Si l’on compare avec les autres années, on peut dire que cette année a été exigeante puisque même si la demande n’a pas nécessairement beaucoup augmenté, tout le fonctionnement a dû changer», a fait valoir le président de la Banque alimentaire Bons Voisins d’Embrun, Jean-François Gignac.

Ainsi, en raison de la pandémie, la banque n’a pas pu organiser sa cueillette de denrées traditionnelle dans la communauté. Elle devra donc acheter les denrées elle-même grâce aux dons en espèces. De plus, la banque devra préparer elle-même les paniers, une tâche qui était normalement réalisée par des organismes de la collectivité. Elle a également dû prendre un tournant technologique en mettant sur pied une manière pour la population de lui transférer des fonds par voie électronique.

M. Gignac a tenu à rappeler qu’il peut compter sur l’appui de plusieurs bénévoles qui ont répondu à l’appel pour venir en aide à la banque. Il a aussi tenu à rendre hommage à la générosité de la collectivité, une générosité qu’il considère exceptionnelle lorsque vient le temps de donner pendant la période des Fêtes.