Le Point d’Accueil francophone est basé à Ottawa et dessert tout l’est de l’Ontario.
Le Point d’Accueil francophone est basé à Ottawa et dessert tout l’est de l’Ontario.

Un service pour orienter l’immigration francophone

Patrick Hacikyan
EAP
L'organisme a le mandat d’être un service pour orienter les nouveaux arrivants francophones dans la région en leur permettant de retrouver des services de proximité en Français.

Le point d’accueil francophone (PAF) a été lancé officiellement, le 26 mars dernier, toujours dans le cadre du mois de la Francophonie. Il s’agit d’une initiative dans la lancée d’un investissement fédéral de 13 millions de dollars sur cinq ans, du ministère de l’Immigration, pour soutenir l’immigration francophone dans l’est de l’Ontario. Lors du lancement, le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marco E. L. Mendicino a mentionné que 6,1 millions de dollars seront investis spécifiquement dans le Point d’Accueil francophone et le Réseau de soutien à l’immigration francophone de l’est de l’Ontario. 

L’organisme prévoit aider des personnes immigrantes à inscrire leur enfant à l’école, s’ouvrir un compte en banque, avoir sa carte d’assurance-maladie ou encore, décrocher un emploi dans la région. Il s’agit d’une ressource regroupant dix organismes s’affairant à l’orientation des nouveaux arrivants. «Ce n’est pas simplement d’arriver dans les communautés d’accueil qui est important, mais de s’y sentir accueilli. En tant que Franco-Ontarienne, je peux comprendre cette réalité», a commenté Mona Fortier, ministre de la Prospérité de la classe moyenne et ministre associée des Finances. 

Les services du PAF recouvriront tout l’est de l’Ontario, le Comté de Prescott-Russell et Hawkesbury y feront donc figure important en tant qu’un des chefs-lieux francophones dans la province. «Je remercie le gouvernement fédéral, qui a toujours été là pour soutenir notre communauté. Vous avez identifié un défi qui se présente à nous dans Prescott-Russell. En tant que Franco-Ontariens nous savons comment nous serrer les coudes et faire face à ce défi pour le relever avec succès» a soutenu pour sa part Amanda Simard, députée de Glengarry-Prescott-Russell. 

Le maire de la Ville d’Ottawa, Jim Watson a détaillé de quel défi il s’agit. D’ici 2035, les démographes estiment qu’il y aura une baisse de plusieurs centaines de milliers de francophones en Ontario. C’est pour pallier à ce déficit que le PAF a été mis sur pied, afin d’encourager et faciliter l’immigration francophone. «Un point que nous avons tous en commun est notre amour de notre belle langue française, celle que nos prédécesseurs nous ont léguée et le besoin de la transmettre. Nous devons inciter les personnes immigrantes francophones à s’installer dans nos communautés» a souligné M. Watson. 

Il est estimé qu’Ottawa, Hawkesbury, et l’est de l’Ontario en général accusent actuellement un déficit d’environ 20 000 immigrants francophones. Le rôle que vient jouer le PAF dans l’est de l’Ontario est aussi de favoriser non pas seulement l’accueil d’immigrants, mais aussi leur rétention dans la région. Le PAF orientera donc les immigrants francophones sur son territoire vers des ressources en éducation et en formation professionnelle. Des services d’aide à l’entrepreneuriat seront donc également importants dans les priorités multiples de ce nouvel organisme destiné à aider les résidents permanents francophones à s’établir dans la région.