Joey Desjardins is home again after racing for Team Canada at the 2021 Paralympic Games in Tokyo. Now the Hawkesbury athlete is in training for his next sports career goal, the 2024 Paralympics in Paris. /  Joey Desjardins est de retour chez lui après avoir couru pour l'équipe canadienne aux Jeux paralympiques de 2021 à Tokyo. L'athlète de Hawkesbury s'entraîne maintenant en vue du prochain objectif de sa carrière sportive, les Jeux paralympiques de 2024 à Paris.
Joey Desjardins is home again after racing for Team Canada at the 2021 Paralympic Games in Tokyo. Now the Hawkesbury athlete is in training for his next sports career goal, the 2024 Paralympics in Paris. /  Joey Desjardins est de retour chez lui après avoir couru pour l'équipe canadienne aux Jeux paralympiques de 2021 à Tokyo. L'athlète de Hawkesbury s'entraîne maintenant en vue du prochain objectif de sa carrière sportive, les Jeux paralympiques de 2024 à Paris.

Après Tokyo, Joey Desjardins vise Paris en 2024

Gérard Malo
EAP
Après avoir vécu, la semaine dernière aux Jeux paralympiques de Tokyo, les deux courses les plus éprouvantes de sa carrière de paracycliste, Joey Desjardins, encore épuisé, se repose dans le décor bucolique de son petit domaine à Hawkesbury.

Mais pas pour longtemps, puisqu'il vient de reprendre l'entrainement sur les routes de la région et dans un gym aménagé dans son sous-sol. Car en fin de semaine, il sera dans la Beauce pour courir une épreuve de 16 km contre la montre et une autre de 60 km, aux Championnats canadiens. Son objectif ultime? Les Jeux paralympiques de Paris en 2024. 

«Je suis encore très fatigué! Cette fatigue s'étire un peu plus que je le pensais en revenant à la maison. Bien sûr, il y a le décalage horaire du voyage, mais la combinaison des deux courses est une épreuve qui m'aura pris le maximum de ce que je pouvais donner.» 

Et comment! Par exemple, Joey Desjardins explique qu'habituellement la course contre la montre de 24 kilomètres se déroule sur des parcours plus ou moins plats, ce qui normalement prendrait environ 30 minutes. Mais ce même parcours près du Mont Fuji, le 31 août, était une succession de montées et de descentes qui duraient plus de 45 minutes. «Alors ça demandait un effort plus long, si bien que croyant que je pourrais finir 5e, j'ai fini 11e sur 16 concurrents. Aurais-je pu faire mieux? Non, parce que j'ai tout donné, tellement que j'en avais la nausée le lendemain matin.» 

Puis, il y a eu un parcours le 1er septembre à 15 heures sur un circuit de six tours de piste, tout aussi accidenté, de 80 kilomètres, avec une longue côte de trois kilomètres qui grugeait un bon 10 minutes. «C'est dans cette côte que tout s'est joué sur un pavé mouillé et glissant, où j'ai perdu quelques secondes dans un dérapage, sans parler du brouillard et de la noirceur qui arrive vers 17 heures au Japon.» Malgré tout ça, Joey Desjardins aura franchi le fil d'arrivée au 8e rang sur 16. Huitième au monde, ce n'est pas un podium, mais le paracyliste de Hawkesbury vous dira que c'est assez pour lui permettre de faire encore mieux et de possiblement viser une médaille à Paris en 2024. 

Lorsqu'on a demandé à Joey Desjardins comment son expérience paralympique au Japon modifiera son entrainement à compter de maintenant, il a répondu, «C'est primordial de mieux connaitre les parcours des prochaines épreuves et d'en tenir compte dans l'entrainement.» 

Ce n'est pas d'hier que le rêve paralympique inspire Joey Desjardins. Ça remonte en 2012, après s'être remis d'une chirurgie pour une fracture au dos. 

Pour le moment, il entend continuer de se garder en forme dans la région, avant de retourner à Bromont en 2022 pour intensifier son entrainement. Il espère qu'il pourra aussi aller s'entrainer en Arizona cet hiver, si les restrictions concernant la Covid le permettent. 

Ainsi va la vie pour celui qui s'est retrouvé paraplégique en 2009 à la suite d'un grave accident de moto-cross.