Cédric Lavigne-Larente, un jeune acteur de Saint-d’André d’Argenteuil, a créé avec ses copains propre compagnie de théâtre de création dès sa sortie de l’école nationale en 2020 et joue sur les planches à Tadoussac cet l’été.
Cédric Lavigne-Larente, un jeune acteur de Saint-d’André d’Argenteuil, a créé avec ses copains propre compagnie de théâtre de création dès sa sortie de l’école nationale en 2020 et joue sur les planches à Tadoussac cet l’été.

Un talent d’ici sur les planches à Tadoussac

Mylène Deschamps
EAP
Il a débuté ici à Lachute avec le Théâtre des petits bonheurs, et le voici, après quatre années à la prestigieuse École nationale de théâtre du Canada, sur les planches de Tadoussac avec sa propre compagnie de théâtre de création, créée avec ses collègues de classe.

Cédric Lavigne-Larente, originaire de Saint-André d’Argenteuil, est un des six membres-fondateurs du Théâtre des Béloufilles, nommée ainsi en l’honneur des bélugas de la région, à titre de coordonnateur de projet.  Il présente du 10 juillet au 5 septembre, leur 1er titre, La légende de canapé, une création originale de Tamara Nguyen, portant sur la culture québécoise.  

La pièce est présentée sur la scène Loto-Québec à l’extérieur avec vue sur le fleuve devant une soixantaine de spectateurs à la fois.  Le sous-sol de l’église fait office de salle pour les soirées pluvieuses.  «Le village de Tadoussac nous a accueillis à bras ouverts!», souligne l’acteur de 27 ans, qui rêvait de devenir James Bond ou superstar dès la maternelle. Il y joue Simon, l’assistant d’un chef de chantier qui veut acheter un terrain pour y implanter un pipeline. «Simon veut être le meilleur employé de sa compagnie et il ne réalise pas l’ampleur des dommages qu’il cause, avance Lavigne-Larente, qui en était déjà à sa 7e représentation. C’est une pièce grand public, qui plaît autant aux adultes qu’aux enfants, mais qui ne tombe pas dans les clichés des théâtres d’été.» 

La pièce, Légendes de canapé, s’inspire des codes de la télévision.  On assiste à la pièce comme on zapperait avec une télécommande à la main, chaque scène représentant un téléroman, une émission de variétés ou une publicité. C’est une pièce où l’humour est à l’honneur et dont le but premier est de faire rire et rassembler. 

Pourrions-nous avoir la possibilité de vous voir sans avoir à parcourir le Québec en entier? «On pourrait tenter de vendre le spectacle en hiver, mais le rêve pour nous, c’est de s’établir à Tadoussac et de devenir l’une des 3 destinations incontournables, soit aller voir les baleines, allez Chez Mathilde et voir la gang du Théâtre les Béloufilles!», avoue-t-il. 

Cédric Larente-Lavigne semble bien ancré pour poursuivre ses rêves.  C’est d’ailleurs à son 3e essai aux auditions de l’école nationale qu’il a finalement été choisi. «C’était ma 3e et dernière fois, se rappelle celui qui avait aussi de beaux mots pour Marie-Claude Hénault, une actrice du coin , qui l’a notamment coaché. Ce finissant de la polyvalente Lavigne se rappelle aussi de ses belles années dans le bain linguistique aux côtés d’un certain Marc-Antoine Bergeron.  Il vous invite donc à passer le voir dans le paysage culturel de la Haute-Côte-Nord, sans hésiter à aller le saluer. 

Cédric Lavigne-Larente, un jeune acteur de Saint-d’André d’Argenteuil.