Les piles de déchets d'une décharge illégale située près du village de St-Eugène pourraient disparaître l'an prochain. La personne responsable de l'empilement des déchets pour un projet d'usine de recyclage non autorisé a ignoré un ordre de nettoyage du ministère de l'Environnement. Le personnel du canton de Hawkesbury Est travaille sur un plan de nettoyage rapide du site, avec l'approbation du ministère.
Les piles de déchets d'une décharge illégale située près du village de St-Eugène pourraient disparaître l'an prochain. La personne responsable de l'empilement des déchets pour un projet d'usine de recyclage non autorisé a ignoré un ordre de nettoyage du ministère de l'Environnement. Le personnel du canton de Hawkesbury Est travaille sur un plan de nettoyage rapide du site, avec l'approbation du ministère.

Début du nettoyage d'une décharge illégale

Gregg Chamberlain
EAP
Le nettoyage d'un site de décharge illégale près du village de St-Eugène a commencé.

Luc Lalonde, administrateur en chef du canton de Hawkesbury-Est, a présenté au conseil, lors de son assemblée du 13 décembre, un rapport sur les résultats de la première tentative d'enlèvement des débris d'un terrain situé au 5675, chemin de comté 14, près de la limite de St-Eugène. 

Le site devait être l'emplacement d'une opération de recyclage proposée si le promoteur du projet avait suivi le processus habituel pour obtenir l'approbation du canton et du ministère de l'Environnement (ME) pour ses plans. Au lieu de cela, le promoteur a commencé à collecter et à stocker une variété de conteneurs en plastique usagés, de barils de stockage en métal, de vieux pneus, de débris de construction de bois et de béton, ainsi que d'autres matériaux destinés au recyclage, sans avoir obtenu les permis environnementaux requis par la province. 

Le ministère de l'Environnement a émis une ordonnance de cessation et d'interdiction de tout nouveau stockage pendant qu'il menait une enquête sur la situation, notamment pour déterminer si les matériaux stockés présentaient un danger. Le canton a également saisi la propriété en raison d'arriérés d'impôts dus par le partenaire du promoteur dans le projet, qui vivait à Toronto. 

Après avoir attendu ces deux dernières années que le promoteur se conforme à un ordre de nettoyage du site émanant du ministère de l'Environnement, le canton a maintenant lancé ses propres efforts pour trier et enlever les débris de la propriété. Le ministère a approuvé un «plan de nettoyage rapide» élaboré par le canton et la société PraxEco Netowork incorporée, qui travaille à l'aménagement d'une partie de la propriété en serre commerciale. 

Le plan consiste à trier les débris en cinq catégories : bois, métal, ciment et plastique, tous destinés au recyclage. La cinquième catégorie serait constituée de tous les matériaux restants destinés à une décharge agréée. 

La première journée de nettoyage a eu lieu le 24 novembre. Depuis, les mauvaises conditions météorologiques ont empêché le tri des débris. 

Dans son rapport, M. Lalonde a noté qu'environ 10 à 15% des déchets accumulés sur la propriété pourraient se retrouver dans une décharge. Mais d'autres recherches sont nécessaires pour rendre plus efficace le tri de tous les matériaux sur le site. 

M. Lalonde a indiqué au conseil qu'il existe peut-être des machines qui permettent un tri plus rapide et plus facile. Il poursuivra ses recherches pendant les mois d'hiver et présentera un rapport actualisé et des recommandations au conseil au cours de l'une de ses assemblées au printemps 2022.