Les membres d'Action Champlain prévoit de faire appel de la décision en faveur de la nouvelle usine Colacem à L'Orignal.
Les membres d'Action Champlain prévoit de faire appel de la décision en faveur de la nouvelle usine Colacem à L'Orignal.

Action Champlain se mobilise contre la décision

Gérard Malo
EAP
Les membres d'Action Champlain doivent recueillir 110 000 dollars dans la communauté du canton et des environs, une somme nécessaire dans l'espoir d'interjeter Appel de la décision du Tribunal d'appel de l'aménagement local de l'Ontario (TAAL), qui vient d'approuver le projet de construction à L'Orignal de la cimenterie de la compagnie Colacem.  

Une centaine de personnes, des résidents et des élus locaux, le député fédéral de Glengarry Prescott-Russell Francis Drouin et son homologue provinciale Amanda Simard ont participé, dimanche soir, à une assemblée virtuelle d'information et de mobilisation sur la plateforme ZOOM au sujet de l'état des lieux concernant l'opposition au projet de la cimenterie de Colacem. L'idée de contester la décision du TAAL qui a approuvé le projet de construction de la cimenterie faisait consensus, d'autant plus qu'Action Champlain indique que c'est plus de 90 pour cent des résidents de L’Orignal qui s'opposent au projet depuis déjà un bon moment.  

La prochaine étape de cette contestation consiste à interjeter Appel à la Cour divisionnaire de l'Ontario formée de trois juges de la Cour supérieure de l'Ontario. Action Champlain a donc jusqu'au 25 avril pour présenter, non pas des arguments de faits, mais bien des arguments légaux ou de droit. Il pourrait en couter jusqu’à 110 000 dollars pour les modestes moyens financiers du groupe.  On dénote aussi le peu de temps pour les avocats qui ont à préparer la mise en Appel. Jusqu'à maintenant, Action Champlain aurait recueilli plus de 60000 dollars. Son porte-parole André Chabot a bon espoir que le groupe aura recueilli les 110000 dollars nécessaires d'ici quelques jours, notamment si le conseil du Canton de Champlain acceptait de contribuer à une somme équivalente pour combler ce qui pourrait manquer. Sans quoi, la démarche serait sans lendemain.  

De plus, le Tribunal d'Appel de l'Aménagement local de l'Ontario a le pouvoir de refuser la demande de mise en Appel. Et c'est dans cette éventualité qu'Action Champlain compte si c'est possible sur une intervention musclée des députés, puisque les questions environnementales sont de compétence fédérale et provinciale.