Le Centre de services à l’emploi de Prescott-Russell fait preuve d’imagination afin de faciliter l’accès au marché du travail, par exemple avec des simulations d’emploi grâce à la réalité virtuelle.

Le CSEPR offre un réel accès à l’emploi

Avec l’apparition des nouveaux services du 21e siècle, le Centre de services à l’emploi de Prescott-Russell fait des pieds et des mains – réellement et virtuellement – afin de faciliter la voie aux gens en quête d’un emploi à leur image.

«On veut que les gens quittent le Centre satisfaits, a insisté Jean Dubois, coordonnateur au développement des compétences au Centre de services à l’emploi de Prescott-Russell (CSEPR). On fait tout pour que les chercheurs d’emploi se trouvent un emploi dans lequel ils vont s’épanouir.»

Le CSEPR mise sur l’innovation constante pour rejoindre la population. Cette approche se reflète dans l’attitude du personnel. «Tout le monde a vraiment accueilli avec enthousiasme nos innovations, a affirmé Caroline Arcand, directrice générale du CSEPR, Le personnel est fier de constamment améliorer la façon de servir la clientèle de cette façon.» 

Un processus simplifié

Le tout nouveau site web du CSEPR, lancé en 2019, a été conçu de manière à simplifier la recherche à même la page d’accueil, où s’affiche le nombre d’emplois disponibles selon diverses catégories définies. Plus encore, la recherche peut s’effectuer sur une carte géographique où sont indiqués précisément les emplois disponibles. Ceci supprime déjà quelques étapes du processus de recherche, et c’est ce que vise le Centre.  

«Plusieurs personnes sont en situation d’impuissance acquise (learned helplessness), a expliqué Caroline Arcand. Elles ont beaucoup de fardeaux sur leurs épaules, et un fardeau en amène un autre. On veut briser ce cycle-là.» 

Dans le cas d’un chercheur d’emploi, les étapes les plus primaires, comme remplir une série de formulaires ou répertorier les offres dans notre région, deviennent des fardeaux qui s’apparentent à gravir l’Everest. 

Caroline Arcand, directrice générale du CSEPR, souhaite éliminer le plus de barrières possibles qui bloquent l’accès à l’emploi.

Des horaires revus

La première de ces étapes est souvent la prise de rendez-vous ou une visite au Centre. Toujours dans l’optique d’accroitre l’accès à ces services, le CSEPR a modifié ses heures d’ouverture.  

«Le Centre est maintenant ouvert même le midi, donc de 8h30 à 16h30 sans interruption, a précisé Caroline Arcand. Lorsque c’est possible, on peut rencontrer les gens dans un endroit public près de chez eux.»  

Un laboratoire de métier virtuel

Un des plus récents ajouts à sa gamme d’outils: des postes de réalité virtuelle, qui permettent de découvrir la réalité de plusieurs métiers et de vraiment comprendre les détails du travail. Le CSEPR est d’ailleurs le premier Centre de services de l’Est ontarien à faire l’acquisition d’un tel système.  

«C’est un autre moyen (parmi d’autres) d’explorer les métiers et de voir si ça leur convient, a expliqué Jean Dubois, mais ce n’est pas un jeu.» En effet, ces expériences de réalité virtuelle ne sont pas la première ressource utilisée. «Ça dépend de l’évaluation des conseillers.»  

Pour l’instant, cinq métiers sont offerts en simulation, par exemple en soudure, en machinerie lourde ou en robotique. Les programmes de réalité virtuelle qu’utilise le CSEPR sont conçus par VR360, une entreprise de Toronto, en collaboration avec le Centre d’emploi de Brockville.  

«VR360 peut développer de nouveaux métiers sur demande», a déclaré Jean Dubois. En effet, les possibilités de cette technologie sont quasi illimitées. Avec l’expansion des services médicaux et hospitaliers à Hawkesbury, on peut même penser à des simulations de métiers de la santé. 

La réalité virtuelle permet de découvrir les aspects physiques d’un métier dans un environnement très fidèle au vrai.

Bien que ce ne soit pas un jeu, l’expérience est fascinante. Nous avons eu l’occasion d’en faire l’essai – en tant que soudeur virtuel – et l’immersion est quasi complète, au point où on en vient en quelques minutes à oublier qu’il s’agit d’un environnement artificiel.  

«On limite les séances à 20 minutes, parce que sinon, les gens perdent leurs repères, a indiqué Jean Dubois. Même moi, quand j’ai fait l’essai, j’ai failli tomber en m’appuyant sur un meuble virtuel!», a-t-il reconnu. 

Le CSEPR possède trois de ces postes – deux fixes à Hawkesbury et Rockland – et un mobile qui sert surtout dans les écoles secondaires. «La réaction des jeunes a été très positive», a affirmé Andréanne Laflamme, conseillère à l’emploi en milieu scolaire au CSEPR, qui l’a fait essayer à une série d’élèves de l’école secondaire Le Sommet, préalablement sélectionnés par les enseignants et orienteurs de l’école.  

Le poste mobile peut également servir lors de salons de l’emploi ou de conférences. À ce sujet, le CSEPR tiendra un salon de l’emploi en mars.